Québec, janvier 2026 - Aperçu du marché du travail

Obtenez un aperçu rapide des faits saillants sur l’état du marché du travail du Québec au cours du dernier mois.

En janvier, l’emploi a peu varié (+3 700, +0,1 %) par rapport à décembre. Derrière cette stabilité se profile toutefois un repli de l’emploi à temps plein (-13 100), compensé en totalité par des gains dans celui à temps partiel (+16 800). Chez les hommes, l’emploi a augmenté de 12 600 tandis qu’il a diminué chez les femmes de 9 000. Les gains mensuels d’emplois ont profité essentiellement aux personnes âgées de 55 ans et plus (+14 800). Les 15 à 24 ans ont enregistré aussi une faible hausse de leur niveau d’emploi (+3 200) tandis que les 25 à 54 ans ont encaissé un recul sur un mois (-14 300), en quasi-totalité chez les femmes. La population active reste relativement stable -3 000, -0,1 %). Le taux de chômage a connu peu de changement, s’établissant à 5,2 %, contre 5,3 % le mois précédent. Une hausse du taux de chômage est toutefois notée chez les femmes du principal groupe actif (4,9 %) qui dépasse maintenant celui des hommes de ce groupe d’âge (4,5 %). Au cours des 12 derniers mois, le Québec a ajouté 33 900 emplois, soit un taux de croissance annuel de 0,7 %. Cette hausse repose uniquement sur l’ajout d’emplois à temps partiel (+65 700), ceux à temps plein ayant diminué de 31 900 par rapport à janvier 2025. Cette évolution fait en sorte que 19,6 % des emplois sont à temps partiel en janvier 2026, alors que cette proportion n’était que de 18,4 % en janvier 2025. Le taux de chômage a également légèrement reculé sur la période alors qu’il se fixait, 12 mois plus tôt, à 5,5 %.

Le marché du travail du Québec en chiffres

Personnes en emploi

4 669 700

+ 0,1 % depuis décembre

Taux de chômage

5,2%

-0,1 pts depuis décembre

Source : Statistique Canada - Tableau 14-10-0287-01 - Caractéristiques de la population active, données mensuelles désaisonnalisées et la tendance-cycle, 5 derniers mois

Industries en vedette

Administrations publiques

Diminution du nombre d’emplois -1,6 %

décembre 2025293 900

janvier 2026289 300

Depuis octobre 2025, l’emploi des Administrations publiques connaît une tendance à la baisse. Par rapport à décembre 2025, le secteur a subi des pertes de 4 600 emplois (-1,6 %) pour s’établir à 289 300 travailleurs. Sur une base annuelle, l’emploi demeure légèrement supérieur à janvier 2025 (+1 500, +0,5 %). Concernant l’Administration publique fédérale, le non-renouvellement de plusieurs employés à durée déterminée ou à contrat a contribué à réduire ses effectifs. Les mesures annoncées visant à rationaliser la taille de l’état commencent déjà à se matérialiser, particulièrement dans la région de l’Outaouais. Des mesures de restrictions budgétaires sont également en cours à l’administration provinciale.

Information, culture et loisirs

Augmentation du nombre d’emplois 7,1 %

décembre 2025185 700

janvier 2026198 800

Après un mois de décembre 2025 en reprise, la croissance de l’emploi dans le secteur de l’Information, culture et loisirs s’est accentuée en janvier 2026, avec un gain de 13 100 emplois (+7,1 %). Sur un an, l’emploi bondit de 17 700 (+9,8 %). La hausse réecente observée dans le secteur pourrait s’expliquer en grande partie par un début de saison hivernale précoce et dynamique. Les conditions météorologiques favorables ont permis l’ouverture anticipée et le maintien soutenu des activités hivernales, notamment dans les centres de ski alpin, les patinoires, les sentiers de motoneiges et autres sports d’hiver. La poursuite de ces activités au-delà de la période des Fêtes a stimulé le tourisme et les loisirs hivernaux, entraînant potentiellement une augmentation de l’emploi, surtout sous forme d’emplois saisonniers.

Commerce de gros et de détail

Augmentation du nombre d’emplois 1,3 %

décembre 2025664 900

janvier 2026673 400

En janvier, le Commerce de gros et de détail a enregistré des gains de 8 500 emplois (+1,3 %) portant le nombre de travailleurs de ce secteur à 673 400. Après une évolution de l’emploi volatile amorcée au printemps 2024, le secteur a enchaîné des hausses de mai à octobre 2025, puis des replis en novembre et décembre. Sur un an, l’emploi a augmenté de 27 200 (+4,2 %) malgré les risques associés aux tarifs douaniers et aux contraintes budgétaires des ménages. Le marché immobilier commercial montre d’ailleurs certains signes de stabilisation. Les espaces laissés vacants par de grands magasins commencent à trouver de nouveaux preneurs dans des superficies revues à la baisse ou s’orientent vers de nouvelles vocations.

Source : Statistique Canada - Tableau 14-10-0355-02 - Emploi selon l’industrie, données mensuelles désaisonnalisées (x 1 000)

Taux de chômage par région

Abitibi-Témiscamingue
3,2 %
Bas-Saint-Laurent
4,5 %
Capitale-Nationale
3,6 %
Centre-du-Québec
4,1 %
Chaudière-Appalaches
3,0 %
Côte-Nord et Nord-du-Québec
3,6 %
Estrie
4,6 %
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
11,4 %
Lanaudière
4,5 %
Laurentides
4,7 %
Laval
5,8 %
Mauricie
3,7 %
Montréal
6,8 %
Montérégie
4,8 %
Outaouais
6,6 %
Saguenay–Lac-Saint-Jean
5,4 %

Le taux de chômage était le plus bas dans la Région de Chaudière-Appalaches et le plus haut dans la Région de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Source : Indicateurs du marché du travail : selon la province, le territoire et la région économique, données non désaisonnalisées

Pleins feux sur certaines régions

Capitale-Nationale

449 900 personnes en emploi

+ 10,1 % depuis janvier 2025

Sur douze mois, la région de la Capitale-Nationale a bénéficié de la création de 41 400 emplois (+10,1 %), ce qui constitue la plus forte progression, tant en nombre qu’en pourcentage, parmi les régions économiques du Québec. L’accroissement de la population active régionale est également notable (+35 300, +8,2 %), bien que moins rapide que celui de l’emploi. En conséquence, le nombre de chômeurs a diminué d’environ 6 100 et le taux de chômage a reculé de 1,7 point de pourcentage pour s’établir à 3,6 %, un niveau inférieur à la moyenne provinciale (5,2 % en janvier 2026). Plusieurs facteurs contribuent à la croissance soutenue de l’économie de la Capitale-Nationale. Le marché immobilier a continué de croître grâce à une forte demande et des mesures visant à atténuer la pénurie de logements. En 2025, la Ville de Québec a enregistré une augmentation des mises en chantier de 80 % par rapport à 2024, se démarquant des autres grandes villes canadiennes. L’industrie touristique contribue à l’essor régional avec une hausse record de 12 % des retombées économiques comparativement à 4 % pour l’ensemble du Canada. Autres nouvelles dans cette région

Côte-Nord et Nord-du-Québec

53 600 personnes en emploi

+ 5,3 % depuis janvier 2025

Entre janvier 2025 et janvier 2026, l’emploi dans la Côte-Nord et le Nord-du-Québec a progressé de 2 700 (+5,3 %) pour atteindre 53 600 travailleurs. La population active s’est accrue de 2 000 personnes (+3,7 %). L’emploi augmentant ainsi plus fortement que la population active, le nombre de chômeurs a diminué de 700 et le taux de chômage a reculé de 1,4 point de pourcentage pour s’établir à 3,6 %. Ces résultats favorables coïncident avec la vigueur des activités minières. Le port de Sept-Îles a connu un achalandage record pour l’année 2025 et a obtenu ses quatre meilleurs trimestres depuis 1999, notamment en raison du transport de minerais. Autres nouvelles dans cette région

Saguenay–Lac-Saint-Jean

134 300 personnes en emploi

-2,6 % depuis janvier 2025

Le marché de l’emploi du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’est détérioré par rapport à janvier 2025. La région enregistre une perte nette de 3 600 emplois (-2,6 %). Le taux de chômage grimpe de 1,7 point de pourcentage pour atteindre 5,4 %. Cette hausse du chômage s’explique par des pertes d’emplois plus importantes que la contraction de la population active (-1 200, -0,8 %). Parallèlement, le taux d’emploi recule de 1,9 point de pourcentage pour se fixer à 55,6 %. La forte dépendance économique envers les secteurs de l’aluminium et du bois d’œuvre — deux industries particulièrement touchées par les tarifs douaniers américains — peut expliquer la dégradation du tissu économique. En janvier 2025, 95 % de l’aluminium produit au Québec était exporté vers les États Unis. En juin, cette proportion avait chuté à 63 %, selon Statistique Canada. Autres nouvelles dans cette région

Dernière actualisation des données: 2026-02-06

Détails de la page

Date de modification :