Soins de santé et assistance sociale (SCIAN 62): Québec, 2025
Faits saillants
L'industrie des soins de santé et de l'assistance sociale est celle qui emploie le plus de travailleurs au Québec, avec près de 625 000 travailleurs, représentant 14 % des emplois de la province.
En 2024, l'emploi en santé et assistance sociale enregistre une forte croissance par rapport à l'année précédente. Celle-ci s'appuie principalement sur l'atténuation des pénuries de main-d'uvre dans l'industrie et la croissance démographique.
Pour la période 2025-2027, la croissance de l'emploi dans l'industrie ralentira, tout en demeurant supérieure à celle de l'ensemble des industries. La demande en soins de santé continuera d'augmenter en raison du vieillissement de la population et de l'expansion de l'offre de soins, mais la croissance sera modérée par le contexte budgétaire du gouvernement provincial.
À propos du secteur
Composition et importance du secteur
Le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale est le plus grand employeur du Québec avec 624 900 travailleurs, ce qui représente 13,9 % de l'emploi québécois pour la période 2022-2024. Il s'agit d'une proportion croissante sur 20 ans et supérieure à celle de l'Ontario (12,2 %) et de l'ensemble du Canada (13,4 %). La part du produit intérieur brut (PIB) québécois qui provient des soins de santé et de l'assistance sociale est de 9,2 %.
Selon les données provisoires de 2024 de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), les dépenses totales de santé au Québec, à 8 980 $ par habitant, sont légèrement supérieures à celles de l'Ontario (8 400 $), mais comparables à celles de l'ensemble du Canada (9 050 $). Le Québec se démarque avec une part un peu plus importante des dépenses provenant du secteur public (73,1 %) par rapport à l'Ontario (69,0 %) et à l'ensemble du Canada (71,1 %), mais la différence s'est amoindrie au cours des dernières années.
Dans l'industrie des soins de santé et de l'assistance sociale, 45,3 % des emplois se trouvent dans les hôpitaux, alors que l'assistance sociale, qui inclut notamment les garderies, compte pour 23,8 % des emplois. Les services de soins ambulatoires (19,5 %) et les établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes (11,4 %) complètent le portrait.
| Services de soins ambulatoires | Hôpitaux | Établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes | Assistance sociale | |
|---|---|---|---|---|
| 19.5 % | 45.3 % | 11.4 % | 23.8 % |
Répartition géographique de l'emploi
L'industrie des soins de santé et de l'assistance sociale est présente dans toutes les régions du Québec, mais sa part relative varie d'une région à l'autre. La région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal regroupe près de la moitié des travailleurs de la santé et de l'assistance sociale, une proportion comparable à celle de l'ensemble des industries. En effet, cela s'explique par la concentration de la population québécoise dans cette région ainsi que par une offre de soins spécialisés suprarégionale.
C'est dans les régions de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (20,8 %), du Bas-Saint-Laurent (17,6 %) et de la Mauricie (17,3 %) que les parts des travailleurs dans la santé et l'assistance sociale dans l'emploi régional sont les plus importantes. Ces plus fortes proportions s'expliquent soit par un vieillissement plus rapide de leur population ou un grand territoire à desservir avec une faible densité de population. Les régions du Centre-du-Québec (11,1 %), des Laurentides (12,5 %) et de la Montérégie (12,9 %) ont les proportions les plus faibles.
Tableau 1 Emploi par région
| Région | Emploi moyen 2022-2024 |
Part de l'emploi total |
|---|---|---|
| Canada | 2 710 600 | 13,4 % |
| Québec | 624 900 | 13,9 % |
| Ontario | 974 700 | 12,2 % |
Main-d'uvre
Caractéristiques de la main-d'uvre
Une large majorité des emplois (80,5 %) sont occupés par des femmes. Il s'agit de l'industrie ayant la plus forte prédominance féminine, parmi les 20 principaux secteurs industriels. La part des travailleurs âgés de 15 à 24 ans est plus faible (9,1 %) que dans l'ensemble des industries (13,3 %). Cela peut s'expliquer par la présence de nombreuses professions qui exigent un niveau d'études universitaires. La proportion des travailleurs âgés de 55 ans et plus est légèrement inférieure (20,2 %) à celle de l'ensemble des industries (21,7 %), sans doute en raison de la proportion importante de travailleurs qui bénéficient d'un régime de retraite. Près des deux tiers des employés de l'industrie sont couverts par un syndicat par rapport à 39,5 % pour l'ensemble des industries.
La majorité des travailleurs des soins de santé et de l'assistance sociale occupent un emploi à temps plein (80,8 %), une proportion qui a augmenté depuis 10 ans, et 11,3 % sont des travailleurs autonomes, des proportions similaires à l'ensemble des industries.
Finalement, le niveau d'éducation moyen est plus élevé dans la santé et l'assistance sociale. La plupart des travailleurs y possèdent un certificat ou un diplôme d'études postsecondaires (49,2 %) ou encore un grade universitaire (35,9 %), des proportions supérieures à celles dans l'ensemble des industries (41,3 % et 31,9 % respectivement). Ainsi, seulement 3,6 % des travailleurs n'ont aucun diplôme (9,4 % pour l'ensemble des industries), et 11,3 % des travailleurs ont, comme plus haut niveau d'études, un diplôme d'études secondaires, par rapport à 17,4 % pour toutes les industries.
Les principales professions de l'industrie sont présentées dans le tableau suivant.
Tableau 2 Principales professions du secteur
| Profession | Emploi 2021 | Part du secteur |
|---|---|---|
| 33102 Aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires | 81 825 | 13,6 % |
| 31301 Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées | 66 800 | 11,1 % |
| 42202 Éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/aides-éducatrices de la petite enfance | 61 650 | 10,3 % |
| 13100 Agents/agentes d'administration | 26 580 | 4,4 % |
| 65310 Préposés/préposées à l'entretien ménager et au nettoyage - travaux légers | 21 010 | 3,5 % |
Évolution récente
Avant la pandémie de COVID-19, le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale a connu une progression pratiquement continue de ses effectifs entre 2014 et 2019, en raison de la croissance de la population, de son vieillissement et des sommes investies par le gouvernement afin d'augmenter les services. En 2020, alors que l'urgence sanitaire a contraint le gouvernement à fermer tous les lieux de travail non essentiels pendant plusieurs semaines, l'emploi en santé et en assistance sociale a diminué, mais plus faiblement que dans l'ensemble des industries. Les mises à pied, peu nombreuses, ont été temporaires et ont surtout affecté le personnel administratif et de soutien dans les cabinets de soins privés. Le recul de l'emploi s'explique aussi par les nombreux départs et absences dans le réseau de la santé. Les dépenses en santé, en dollars constants, ont bondi fortement, en raison principalement d'une hausse des dépenses pour l'achat massif d'équipements de protection individuelle.
Alors que la majorité des industries affichait une reprise d'emploi en 2021, l'emploi est demeuré relativement stable dans les soins de santé et l'assistance sociale, la pandémie ayant continué de faire pression sur le personnel. Les départs d'employés du réseau de la santé se sont multipliés tandis que les établissements de santé ont intensifié leur recours à des travailleurs issus d'agences de placement privées pour éviter les ruptures de services. Les dépenses totales en santé, après avoir fortement augmenté en 2020, ont ralenti leur progression, tout en affichant un taux de croissance supérieur à la moyenne des années précédant la pandémie.
À la suite de cette pause, la croissance de l'emploi en santé et assistance sociale a repris en 2022, lui permettant enfin de revenir à son niveau prépandémique. Cette croissance provient essentiellement du sous-secteur des hôpitaux et des services de soins ambulatoires. L'emploi a toutefois diminué dans les établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes et dans l'assistance sociale, surtout en raison des importants problèmes de recrutement et de rétention de personnel. Après deux années de forte croissance, les dépenses totales en santé ont reculé légèrement, compte tenu de la fin de certaines dépenses extraordinaires liées aux coûts de la lutte à la pandémie.
Par la suite, la croissance de l'emploi a ralenti dans l'industrie des soins de santé et de l'assistance sociale en 2023, bien que la demande en personnel soit demeurée très élevée. Le niveau d'emploi dans les établissements de soins infirmiers a augmenté pour la première fois depuis 2020, soutenu par les mesures du gouvernement pour accélérer le recrutement, notamment à l'international. Les services de soins ambulatoires ont poursuivi leur croissance, alimentée par la croissance de la population. De son côté, l'emploi dans les hôpitaux a reculé, en raison notamment de la fermeture des grandes cliniques de dépistage et de vaccination. Finalement, les effectifs ont continué de diminuer dans l'assistance sociale, toujours touchée par les difficultés de recrutement et par le départ de nombreux employés vers des secteurs plus rémunérateurs. Selon les données provisoires, les dépenses totales en santé ont connu une légère augmentation en 2023, soutenue particulièrement par une hausse des dépenses du secteur privé.
Finalement, en 2024, l'emploi dans les soins de santé et l'assistance sociale affiche une forte hausse (+7,4 %), beaucoup plus élevée que l'ensemble des industries (+1,0 %). Tous les sous-secteurs participent à la croissance, notamment l'assistance sociale qui reprend enfin son niveau prépandémique. La forte croissance de la population, principalement due à l'immigration temporaire, augmente la demande de soins de santé et d'assistance sociale, tout en aidant à atténuer les problèmes de recrutement dans plusieurs sous-secteurs de l'industrie. La diminution progressive de l'utilisation de la main-d'uvre provenant des agences de placement et le développement continu de l'offre de santé privée expliquent aussi la croissance de l'emploi dans l'industrie.
| 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| PIB réel | 100 | 102 | 103 | 106 | 111 | 112 | 121 | 123 | 124 | 129 |
| Dépenses totales en santé | 100 | 104 | 109 | 115 | 120 | 146 | 159 | 158 | 162 | 169 |
| Emploi | 100 | 99 | 99 | 103 | 107 | 103 | 104 | 107 | 109 | 117 |
Perspectives d'emploi
Pour la période de prévision 2025-2027, l'emploi dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale continuera de croître au Québec à un taux surpassant celui de la moyenne des industries. Cependant, cette croissance sera moins rapide que celle observée en 2024. La demande en soins de santé restera élevée compte tenu du vieillissement de la population et du développement constant de nouveaux traitements. Néanmoins, la croissance des dépenses publiques en santé est appelée à ralentir, sous l'effet des efforts déployés pour contrer le déficit budgétaire, ce qui pourrait modérer l'augmentation de la croissance prévue.
La demande en soins de santé et en assistance sociale est liée à la croissance de la population, à son vieillissement et aux besoins en soins. En revanche, l'offre de services dépend de la capacité à retenir les travailleurs en poste, de l'embauche de nouveaux employés et des investissements, principalement effectués par le gouvernement.
D'ici 2027, la population du Québec devrait rester relativement stable, en raison d'une baisse anticipée de l'immigration notamment temporaire, selon les projections de l'Institut de la statistique du Québec. Toutefois, la population âgée de 75 ans et plus augmentera significativement, de 3,8 % en moyenne par année. Cette tendance résulte de l'arrivée progressive à cet âge de l'importante cohorte des baby-boomers et de l'augmentation de l'espérance de vie. En 2027, les personnes de 75 ans et plus devraient représenter plus de 10 % de la population québécoise. Ce vieillissement de la population entraînera des besoins accrus en soins médicaux, en médicaments, ainsi qu'en soins à domicile et en soins de longue durée.
Chaque année, le gouvernement accroît les budgets pour améliorer les services et les rendre plus accessibles à la population à travers le Québec. En 2025-2026, les dépenses du portefeuille ministériel de la santé et des services sociaux devraient représenter 42 % du budget total des dépenses. Dans un contexte de déficit et d'incertitude économique liés aux tensions commerciales, le gouvernement a annoncé que la croissance des dépenses en santé et en services sociaux serait limitée pour les deux années suivantes. Cependant, certaines économies prévues, ayant peu d'impact sur l'emploi, pourraient permettre de dégager des fonds pour améliorer les services à la population.
Bien qu'elles soient moins sévères que dans les dernières années, les pénuries de personnel demeurent importantes dans plusieurs professions de la santé et de l'assistance sociale et sont particulièrement aiguës dans certaines régions. Pour améliorer le recrutement et la rétention du personnel, le gouvernement mise surtout sur de nouveaux modes de gestion, qui permettront, entre autres, aux employés d'avoir des horaires de travail prévisibles. Sans abandonner complètement le recrutement à l'étranger, le gouvernement a cessé de recruter en Afrique pour des raisons éthiques, à l'exception de la Tunisie.
Particularités des sous-secteurs
Dans les hôpitaux, les besoins en personnel demeurent élevés pour maintenir les services actuels, mais aussi pour répondre au vieillissement de la population et pour améliorer l'offre de service. Bien que le nombre de postes vacants ait diminué dans les hôpitaux au cours de la dernière année, de nombreuses salles d'opération sont encore fermées un peu partout au Québec en raison du manque de personnel.
Le sous-secteur des soins ambulatoires devrait aussi connaître des gains d'emplois. Les longues listes d'attente pour une opération ou une consultation chez un spécialiste alimentent la demande pour les services de santé privés. D'ailleurs, dans le but de réduire ces listes d'attente, le gouvernement a également élargi le nombre de chirurgies qui peuvent être effectuées dans les cliniques privées sans frais pour le patient. Ainsi, la hausse de la demande en soins privés et l'élargissement des champs de pratique couvert par le régime public alimenteront la croissance d'emplois dans les soins ambulatoires. La croissance proviendra également de la bonification de l'offre et du financement des soins de santé à domicile. Avec le vieillissement de la population, le manque de place en établissements de soins et le désir des aînés de rester à domicile le plus longtemps possible, la demande en soins en domicile demeurera importante à moyen terme.
La demande pour de nouveaux travailleurs dans le sous-secteur des établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes est aussi importante et le demeurera pour la période de prévision. L'ouverture de plusieurs maisons des aînés et alternatives et l'harmonisation de l'offre de soins entre les CHSLD publics et privés soutiendront la croissance de l'emploi dans ce sous-secteur.
Finalement, l'augmentation et de la diversification des besoins en services sociaux alimentent la demande pour le sous-secteur de l'assistance sociale. La hausse de l'insécurité économique des ménages, la pénurie de logements et l'augmentation de l'itinérance pourraient aussi faire augmenter les besoins. Toutefois, en raison des restrictions budgétaires, le soutien gouvernemental ne permet pas de répondre pleinement à la demande croissante en services sociaux, ce qui pourrait freiner la création d'emplois dans ce sous-secteur. Par ailleurs, la demande en personnel dans les services de garde demeurera très forte au cours de la période de prévision pour répondre aux besoins actuels et à ceux des futures installations qui sont actuellement en construction.
Pour plus d'information
Les auteurs ont pris un soin particulier à rédiger ce document en fondant leurs recherches sur des informations sur le marché du travail qui étaient exactes et pertinentes au moment de la publication. Le marché du travail étant en évolution constante, les données fournies peuvent avoir changé depuis la publication de ce document. Nous encourageons les lecteurs à consulter d'autres sources pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'économie et le marché du travail locaux. Les renseignements présentés dans ce document ne reflètent pas nécessairement les politiques officielles d'Emploi et Développement social Canada.
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Annexe
Tableau A1
Répartition géographique de l'emploi et perspectives d'emploi au Québec, moyenne 2022-2024
| Soins de santé et assistance sociale | |||
|---|---|---|---|
| Région | Part de l'emploi au Québec |
Part de l'emploi dans la région |
TCAM* |
| Ensemble du QUÉBEC | 100,0 % | 13,9 % | 4,2 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,9 % | 16,3 % | −0,9 % |
| Bas-Saint-Laurent | 2,7 % | 17,6 % | 3,4 % |
| Capitale-Nationale | 10,3 % | 15,6 % | 8,5 % |
| Centre-du-Québec | 2,3 % | 11,1 % | −1,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 5,3 % | 14,0 % | 5,8 % |
| Côte-Nord / Nord-du-Québec | 1,3 % | 15,8 % | −1,0 % |
| Estrie | 4,3 % | 15,8 % | −0,4 % |
| Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine | 1,2 % | 20,8 % | 3,1 % |
| Lanaudière | 6,9 % | 15,1 % | 2,0 % |
| Laurentides | 7,0 % | 12,5 % | 3,9 % |
| Mauricie | 3,5 % | 17,3 % | 4,5 % |
| Montérégie | 17,6 % | 12,9 % | 1,7 % |
| Outaouais | 4,5 % | 13,2 % | 4,6 % |
| Saguenay–Lac-Saint-Jean | 3,6 % | 17,3 % | 11,4 % |
| Montréal (région métropolitaine) | 48,7 % | 13,0 % | 3,4 % |
Tableau A2
Caractéristiques de la main-d'uvre au Québec, moyenne 2022-2024
| Soins de santé et assistance sociale | |||
|---|---|---|---|
| Caractéristique | Volume | Part dans le secteur | Part dans l'ensemble des secteurs |
| Emploi total | 624 900 | 100,0 % | 100,0 % |
| Hommes | 122 000 | 19,5 % | 52,5 % |
| Femmes | 502 900 | 80,5 % | 47,5 % |
| 15-24 ans | 56 600 | 9,1 % | 13,3 % |
| 25-54 ans | 442 200 | 70,8 % | 65,0 % |
| 55 ans et plus | 126 100 | 20,2 % | 21,7 % |
| Emploi à temps plein | 504 700 | 80,8 % | 81,7 % |
| Emploi à temps partiel | 120 200 | 19,2 % | 18,3 % |
| Employé | 554 000 | 88,7 % | 88,9 % |
| Travailleur autonome | 70 900 | 11,3 % | 11,1 % |
| Aucun diplôme | 22 600 | 3,6 % | 9,4 % |
| Diplôme d‘études secondaires | 70 700 | 11,3 % | 17,4 % |
| Certificat ou diplôme d'études postsecondaires | 307 400 | 49,2 % | 41,3 % |
| Grade universitaire | 224 100 | 35,9 % | 31,9 % |
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