Compétences Conducteur/conductrice de scarificateur - sylviculture au Canada

Voici les compétences généralement requises pour exercer le travail de conducteur/conductrice de scarificateur - sylviculture au Canada. Les compétences fournies s’appliquent à l’ensemble des Ouvriers/ouvrières en sylviculture et en exploitation forestière (CNP 8422).

Expertise

Les personnes qui exercent cette profession font habituellement appel aux compétences suivantes.

  • Utiliser une scie à chaîne pour élaguer et espacer les arbres
  • Marquer les arbres
  • Planter des jeunes arbres
  • Couper les mauvaises herbes et le sous-bois
  • Appliquer des produits chimiques
  • Recueillir des cônes, émonder des arbres et/ou participer aux études sur la plantation
  • Combattre les feux de forêt
  • Creuser des fossés et des tranchées
  • Compléter des rapports sur les incendies de forêt et entretenir le matériel de lutte contre les incendies

Habiletés et connaissances

Consultez la liste des habiletés et connaissances habituellement requises pour exercer cette profession.

Compétences essentielles

Voyez comment les 9 compétences essentielles s’appliquent à cette profession.

Lecture
  • Lire des instructions et des mises en garde écrites sur des panneaux, des étiquettes et des emballages, p. ex., lire des panneaux pour connaître l'emplacement des dangers, comme les conduites de gaz à haute pression. (1)
  • Lire des commentaires sur des formulaires et des plans, p. ex., lire des commentaires inscrits dans des plans pour savoir quels sont les arbres à éliminer. (1)
  • Lire des avis et des bulletins, p. ex., des avis provenant de commissions des accidents du travail pour connaître les dangers en milieu de travail. (2)
  • Lire des documents et des procédures sur la sécurité au travail, p. ex., lire des instructions pour apprendre à utiliser de l'équipement de protection individuelle, à travailler de façon sécuritaire autour de chicots (arbres desséchés ou pourris) et manipuler des produits dangereux comme de l'essence. (2)
  • Lire diverses instructions et procédures, p. ex., les instructions et procédures dans les guides d'orientation, pour apprendre à planter des arbres et à éclaircir des buissons. (2)
  • Lire une variété de manuels, p. ex., lire des manuels d'utilisation et d'entretien de matériel, comme des scies mécaniques et de l'équipement de pompier. (3)
  • Lire, s'il y a lieu, des contrats et des règlements, p. ex., lire des contrats pour connaître les responsabilités des entrepreneurs et des règlements provinciaux qui régissent l'utilisation de machinerie lourde comme les débusqueuses utilisées pour préparer des sites en vue d'un reboisement. (4)
Utilisation de documents
  • Trouver des données sur des étiquettes, p. ex., trouver des données comme des dimensions sur les étiquettes des boîtes de semis. (1)
  • Utiliser des symboles et des icônes, p. ex., utiliser des symboles sur un plan pour s'orienter et des icônes sur l'emballage d'un produit pour reconnaître les matières dangereuses. (1)
  • Lire des jauges et des affichages numériques, p. ex., lire des affichages numériques pour déterminer l'état de fonctionnement des équipements. (1)
  • Remplir divers formulaires, p. ex., préparer des feuilles de temps codées en entrant les heures travaillées et les formulaires déterminant l'indice météorologique de feux de forêt en encerclant des numéros et en entrant des dates, des heures et des coordonnées. (2)
  • Remplir des formulaires d'évaluation des dangers, p. ex., inscrire les résultats d'évaluation des dangers et remplir des listes dans des formulaires d'évaluation de dangers sur les lieux de travail. (2)
  • Trouver des données dans divers tableaux et calendriers, p. ex., trouver des points de cheminement comme des latitudes et des longitudes dans des tableaux, et des dates, des heures et des coordonnées dans des calendriers de brûlis. (2)
  • Analyser des dessins d'assemblage, p. ex., consulter des dessins d'assemblage de scies mécaniques pour apprendre à les démonter et à les réassembler. (2)
  • Consulter des photos de diverses espèces de plantes pour pouvoir les reconnaître. (2)
  • Consulter des cartes et des photographies aériennes pour connaître les coordonnées, les limites, les distances et l'emplacement physiques de sites de travail. (3)
  • Entrer, s'il y a lieu, des données dans des formulaires complexes, p. ex., préparer des rapports sur les coûts d'un incendie en utilisant des renseignements provenant d'une variété de sources, comme des journaux d'incendie. (3)
Rédaction
  • Rédiger de brefs commentaires dans des registres, p. ex., écrire dans des registres combien il y a d'arbres et de plantes, et quels types. (1)
  • Rédiger de courtes notes à l'intention de collègues, p. ex., des notes pour les informer d'un défaut d'équipement. (1)
  • Préparer, s'il y a lieu, des instructions de nature sylvicole et des plans d'aménagement en utilisant une formulation répétitive normalisée. (2)
  • Rédiger, s'il y a lieu, de brefs rapports d'incident, p. ex., de courts rapports pour décrire des plaintes et les événements qui ont mené à des accidents de travail. (2)
  • Rédiger, s'il y a lieu, de courtes descriptions, p. ex., de brèves descriptions dans des formulaires d'évaluation d'avant-récolte pour faire état de la santé relative des peuplements et de toute trace visible de maladies ou de dommages causés par des insectes. (2)
  • Rédiger, s'il y a lieu, des rapports sur les coûts d'un incendie pour présenter les résultats d'activités d'extinction d'incendie. (2)
Calcul
  • Prendre diverses mesures au moyen d'outils de base, p. ex., mesurer le diamètre d'un arbre à l'aide d'un ruban à mesurer. (1)
  • Comparer le nombre réel de plants par rapport aux spécifications, p. ex., comparer le volume de semis plantés en fonction des exigences d'un projet. (1)
  • Estimer, s'il y a lieu, des quantités nécessaires, p. ex., la quantité de carburant requise pour faire fonctionner une scie mécanique. (1)
  • Estimer, s'il y a lieu, des taux de production, p. ex., le nombre d'acres qui peuvent être éclaircis en une journée. (1)
  • Calculer, s'il y a lieu, leur paie, p. ex., utiliser des facteurs comme le taux par acre et le taux par arbre, pour calculer les sommes qui leur sont dues. (2)
  • Calculer les besoins de matériel, p. ex., calculer le volume de semis nécessaire pour réaliser un projet. (2)
  • Calculer le nombre d'arbres plantés par hectare à l'aide de données comme des évaluations de schémas de plantation. (2)
  • Calculer, s'il y a lieu, des moyennes sommaires, p. ex., calculer le nombre moyen d'arbres plantés par acre. (2)
  • Utiliser, s'il y a lieu, des instruments de précision pour mesurer la hauteur des arbres et l'inclinaison des pentes, p. ex., utiliser des clinomètres pour déterminer la hauteur des arbres. (3)
  • Évaluer, s'il y a lieu, le nombre de pompiers requis pour circonscrire un feu, d'après plusieurs facteurs comme une évaluation des conditions du vent, l'humidité de la surface et la probabilité de précipitations. (3)
Communication verbale
  • Communiquer et écouter des avertissements, p. ex., écouter les signaux de collègues qui avertissent de la chute d'un arbre. (1)
  • Échanger des renseignements avec des collègues, p. ex., discuter avec les superviseurs pour prendre connaissance des tâches affectées, coordonner les activités et discuter des horaires. (2)
  • Discuter, s'il y a lieu, des exigences et des stratégies en matière de plantation avec le personnel du service forestier. (2)
  • Participer à des discussions de groupe, p. ex., discuter de la sécurité, des objectifs, des procédures et des délais en compagnie de pompiers, de pilotes d'hélicoptère et d'équipes au sol chargées de combattre un feu de forêt. (2)
  • Fournir, s'il y a lieu, des instructions détaillées, p. ex., expliquer aux nouveaux employés les procédures pour travailler de façon sécuritaire autour des chicots (arbres desséchés ou pourris) et utiliser du matériel comme des scies mécaniques. (3)
Capacité de raisonnement
  • Trouver, parfois, que le terrain est trop rocailleux pour planter les semis. Faire preuve de jugement pour planter les semis uniquement aux endroits où ces derniers ont des chances de survivre. (1)
  • Évaluer le rendement de l'équipement, p. ex., déterminer le besoin d'affuter les scies mécaniques en évaluant la capacité des scies mécaniques d'effectuer des coupes rapides. (1)
  • Trouver des renseignements sur l'utilisation et l'entretien du matériel en lisant les modes d'emploi et en discutant avec des collègues. (1)
  • Avoir, parfois, de la difficulté à faire venir le matériel et le débusqueur jusqu'à l'aire de travail en raison de la présence de cours d'eau ou de terrains en pente. Chercher un autre chemin pour contourner les obstacles. (2)
  • Faire face à des retards en raison de défauts d'équipements. Informer les superviseurs des défauts d'équipements et effectuer d'autres tâches jusqu'à ce que les réparations soient terminées. Ils peuvent tenter, s'il y a lieu, de faire du dépannage et de réparer le matériel eux-mêmes. (2)
  • Recevoir la consigne d'effectuer des tâches non sécuritaires. Discuter avec les superviseurs pour clarifier les demandes et refuser d'exécuter un travail jugé non sécuritaire. Utiliser son droit législatif de refuser de se soumettre à des politiques de travail non sécuritaires jusqu'à ce que des résultats satisfaisants soient obtenus. (2)
  • Choisir les méthodes, les pièces, les outils et le matériel nécessaires pour effectuer les tâches, p. ex., tenir compte des conditions au sol et des types de semis pour déterminer l'emplacement des plantations. (2)
  • Décider quels arbres couper et lesquels laisser ainsi que la meilleure position de l'entaille pour abattre un arbre. (2)
  • Décider de dénoncer des conditions de travail non sécuritaires. Suivre les exigences de signalement des conditions de travail non sécuritaires en discutant des préoccupations et des décisions avec les collègues et les superviseurs. (2)
  • Évaluer les conditions météorologiques, p. ex., évaluer l'impact des vents et des taux d'humidité sur les feux de forêt. (2)
  • Évaluer les conditions du sol. Tenir compte de facteurs comme la présence de roches, le volume d'argile, les conditions de drainage et les accumulations de débris à la suite d'une coupe pour évaluer à quel endroit planter les nouveaux semis. (2)
  • Organiser le secteur qu'on leur a confié d'après les consignes du contremaître. Comme de nombreux sites sont éloignés, ils prévoient avec soin le matériel et les provisions dont ils auront besoin. Une mauvaise planification peut donner lieu à des pertes de temps. Les conditions météorologiques et la nécessité de traverser des terrains accidentés peuvent entraver leur plan et les obliger à revoir leurs priorités. (2)
  • Trouver des renseignements au sujet des feux de forêt. Parler aux secouristes, aux collègues et aux pilotes, et examiner des plans et des prévisions météorologiques. (2)
  • Trouver des renseignements sur les dangers d'un site de travail en procédant à des inspections physiques, en lisant les formulaires d'évaluation des dangers d'un site et en s'adressant à des collègues. (2)
  • Constater, s'il y a lieu, en faisant brûler des débris, que le feu se propage trop rapidement. Travailler en équipe pour circonscrire le feu. (3)
  • Faire face, s'il y a lieu, à un feu en raison d'un changement dans la direction du vent. Suivre les procédures et mettre à profit leur expérience antérieure pour faire face à cette situation d'urgence. (3)
  • Décider de la façon la plus sécuritaire de quitter le lieu lors d'un feu de forêt, p. ex., en aménageant une aire d'atterrissage d'hélicoptères ou en partant tout simplement à pied. (3)
  • Évaluer la sécurité des conditions de travail et des tâches à effectuer. Observer les dangers de chutes et de glissements et l'emplacement du matériel de sécurité, comme l'équipement de sapeurs. Prendre note d'autres dangers potentiels tels que les chicots, les arbres mal coupés, le matériel défectueux et les signes de la présence d'animaux comme des ours. (3)
Technologie numérique
  • Utiliser des appareils du système de positionnement global (GPS) pour repérer certains endroits sur une carte et déterminer des élévations et des coordonnées. (1)
  • Utiliser des radios avec émetteur-récepteur et des téléphones satellites pour communiquer avec des collègues. (1)
  • Utiliser des appareils portatifs d'enregistrement de données à affichage numérique pour enregistrer des données comme les latitudes et les longitudes. (1)
  • Utiliser des calculatrices ou des assistants numériques personnels (ANP) pour calculer le coût ou la quantité de matériel requis. (1)
  • Utiliser, s'il y a lieu, un logiciel de traitement de texte pour rédiger des rapports. (2)
  • Entrer, s'il y a lieu, des données dans des tableurs pour compter les montants des factures et des estimations. (2)
  • Utiliser, s'il y a lieu, le courriel pour échanger de l'information et des documents avec des collègues. (2)
  • Utiliser, s'il y a lieu, des navigateurs Internet pour consulter les prévisions et alertes météorologiques. (2)
  • Utiliser, s'il y a lieu, Internet pour accéder aux cours de formation et aux séminaires offerts par les fournisseurs, les employeurs et les formateurs. (2)
Renseignements supplémentairesTravail d'équipe

Les ouvriers en sylviculture et en exploitation forestière font partie d'une équipe, appelée équipe de travail, mais chaque membre travaille souvent de manière autonome pour espacer les arbres, couper une partie d'un peuplement ou s'occuper de la plantation sur un morceau de la parcelle. À l'occasion, ils travaillent avec un partenaire pour réaliser des activités, notamment en établissant le plan initial de la coupe d'éclaircie, avant de travailler seuls. Les pompiers chargés d'éteindre les feux de forêt peuvent travailler avec un partenaire pour creuser des tranchées ou aménager une aire d'atterrissage d'hélicoptères.

Formation continue

Les ouvriers en sylviculture et en exploitation forestière apprennent par la pratique et par l'interaction avec leurs collègues. Bon nombre d'entre eux suivent une formation en secourisme et des cours sur l'utilisation sécuritaire des scies mécaniques et d'autres outils mécaniques. Les ouvriers qui combattent les feux de forêt prennent des cours portant entre autres sur l'interprétation des conditions météorologiques, la projection de la propagation du feu, les techniques d'extinction d'incendie, l'aménagement de piste d'atterrissage d'hélicoptères et la sécurité du rappel.

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