Analyse de l'environnement - Québec : 2019-2021

Ce document résume les éléments qui ont influencé le scénario économique 2019-2021 de la Direction de l'analyse du marché du travail, Service Canada–région du Québec, en janvier 2019. Bien que des indicateurs aient évolué depuis, leur mouvement n'affecte en rien les conclusions que nous vous présentons ici.

Contexte économique

Depuis le milieu de 2018, le monde évolue en pleine dualité économique. D'un côté, les conflits commerciaux menacent la croissance mondiale et suscitent beaucoup d'inquiétude – l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a d'ailleurs observé un ralentissement de la croissance des échanges en fin de 2018. De plus, l'OMC a ajusté à la baisse sa prévision de croissance pour 2019, compte tenu que le niveau des commandes continue à reculer et que le fret aérien, la production et la vente d'automobiles, de produits agricoles et de composantes électroniques reculaient en fin de 2018. De l'autre côté, plusieurs pays font état d'une croissance économique solide. Cette bonne tenue de l'économie ne correspond pas du tout à ce qu'on devrait obtenir compte tenu de l'accumulation des replis au sein des échanges commerciaux.

Aux États-Unis, l'économie a roulé en mode accéléré en 2018, gonflée par les baisses d'impôts pour les particuliers et les entreprises. Par contre, les manufacturiers sont devenus victimes de la politique commerciale américaine : resserrement des conditions de marché, hausse des prix industriels, reports d'investissements, délais de réalisation des projets en cours en raison de la rareté de certains matériaux–surtout les produits en acier. À cela s'ajoutent l'inflation et un tourisme en baisse marquée.

De plus, les tensions sino-américaines sont porteuses de risques pour les échanges commerciaux de la planète. On note l'affaissement des prix des produits visés autant par la Chine que les États-Unis. Le marché intérieur américain est grevé par l'inflation causée par les tarifs. Des exportateurs cherchent à écouler leurs productions sur d'autres marchés, souvent à prix réduits, ce qui fait craindre le dumping. Les entreprises cherchent à être dédommagées pour les pertes de revenus, ce qui ajoute aux coûts de la guerre commerciale. Cette situation est un boulet économique pour l'ensemble des économies de la planète.

En général, les économies émergentes dépendent du commerce international pour assurer leur croissance. Au début du millénaire, on disait que les pays du BRIICS – Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine, Afrique du Sud (South Africa) présentaient le plus fort potentiel de croissance. Aujourd'hui, la faiblesse des perspectives dans ces pays laisse planer le doute sur la capacité de remboursement de leurs dettes. Le Brésil est grevé par les dettes de la Coupe du Monde (FIFA) et des Jeux olympiques, dans un contexte de crises politiques, la Russie demeure sous le coup de sanctions internationales qui entravent sa croissance, l'Inde et l'Indonésie affichent toujours un fort potentiel de croissance, mais des systèmes de gestion difficiles à naviguer et des réserves monétaires limitées entraînent le report d'investissements structurants, la Chine est soumise à des tensions commerciales qui pèsent sur sa croissance, et on parle de récession pour l'Afrique du Sud. D'ailleurs, le Fonds monétaire international estime que la perspective de croissance des pays émergents sera soumise à des pressions en raison des dettes et du protectionnisme d'ici 2020. Comme pour lui donner raison, la Turquie est engagée dans un duel politique et commercial avec les États-Unis, l'Argentine est aux prises avec une situation économique difficile qui la force à demander de nouveau l'aide du FMI et une ligne de crédit d'urgence, le Venezuela vit une profonde crise économique depuis la chute des prix pétroliers … la liste s'allonge.

En Europe, des nuages s'accumulent. La situation des PIIGS – Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne (Spain)–s'est améliorée depuis la crise des dettes souveraines, mais cela ne signifie pas que les économies soient à leur meilleur. Ainsi, la Grèce n'est plus en état d'urgence financière, mais le marché du travail vit des moments difficiles avec un taux de chômage encore très élevé. Le taux d'emploi des personnes âgées de 20 à 64 ans donne une autre dimension des difficultés de la Grèce : 58 % de la force de travail a un emploi, alors qu'en Allemagne c'est 80 % ; pour l'Union européenne, le taux d'emploi dépasse 72 %, et il est de 78 % au Québec. L'économie italienne vit sous pression des idées protectionnistes du gouvernement de coalition et un budget critiqué pour la taille de son déficit. Le Gouverneur de la Banque d'Angleterre a informé le gouvernement britannique du fort potentiel négatif d'une sortie sans accord avec l'Union européenne (Brexit), déjà que des impacts négatifs sectoriels marqués sont prévus même avec une séparation dans « l'harmonie  ». L'accumulation des enjeux économiques et des dettes / déficits en Union européenne est tel que des économistes estiment que la situation est aussi dangereuse que celle qui a entraîné la dernière récession. Plusieurs craignent des turbulences en 2019.

Récemment, Lynn Patterson, Sous-gouverneure de la Banque du Canada, concluait une allocution devant la Chambre de commerce de Hamilton ainsi : « semble maintenant que l'économie sera moins solide au premier semestre de 2019 que nous l'avions prévu en janvier. Toutefois, nous nous attendons toujours à ce que la croissance de l'économie canadienne reprenne plus tard cette année, appuyée par la vigueur continue de l'emploi et par la hausse des salaires. Nous aborderons ce sujet plus en profondeur en avril. À ce moment-là, nous aurons une nouvelle projection économique, ainsi que des estimations annuelles à jour du potentiel de l'économie et du taux d'intérêt neutre.  » Le moins qu'on puisse dire, c'est que le contexte mondial est plutôt incommodant.

Au pays, avec l'Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC), de gros nuages sur l'environnement des affaires se sont dissipés. Mais la renégociation de l'ALÉNA n'est pas réglée pour autant : les États-Unis maintiennent leurs tarifs sur l'acier, l'aluminium, le bois d'œuvre, le papier, les résines PET, les panneaux solaires et les tuyaux pour pipeline. Soyons francs : la poursuite de l'actuelle politique commerciale américaine demeure une source d'appréhension pour le monde des affaires, surtout dans les domaines visés par les tarifs. Ce qui s'améliore, c'est la perspective de moyen et long terme. L'entente doit encore être acceptée par les trois états, et le Mexique et le Canada ont demandé la levée des tarifs américains pour progresser dans ce dossier.

Consolidé des prévisions des principales institutions bancaires au Canada
 
PIB
Québec 2,4 % 1,8 % 1,4 %
Canada 2,1 % 2,1 % 1,7 %
États-Unis 2,9 % 2,5 % 1,8 %
Emploi
Québec 1,0 % 0,7 % 0,5 %
Canada 1,2 % 1,0 % 0,8 %
États-Unis 1,6 % 1,3 % 1,0 %
Chômage
Québec 5,5 % 5,4 % 5,3 %
Canada 5,9 % 5,8 % 5,8 %
États-Unis 3,9 % 3,7 % 3,8 %

Source : DAMT, consolidation du 30 octobre 2018.

La dynamique des investissements privés pourrait se relever au cours des prochaines années, peut-être dès 2020, bien que ce genre de décisions prenne du temps à mettre en action – et encore, cela dépendra du climat commercial mondial qui pourrait taxer le tout d'ici là. Autre risque sur la croissance : en raison de l'inflation et du relèvement des taux directeurs, les prix et le coût pour emprunter augmentent. Les ménages pourraient voir leur capacité de dépenses discrétionnaires s'éroder si la hausse des salaires ne compense pas, et les entreprises pourraient faire face à une hausse des coûts tout en ayant des revenus moindres.

Du côté positif, le bureau du Vérificateur général du Québec a relevé la rigueur du processus d'établissement des prévisions budgétaires du ministère des Finances et des surplus identifiés, alors qu'à Ottawa, le Directeur parlementaire du budget a souligné la bonne tenue des finances du Québec. Il faut dire que la demande intérieure au Québec est en croissance depuis 12 trimestres consécutifs. Bien qu'elle ne soit pas à son niveau optimal, la formation brute de capital fixe a progressé en 2018, la construction va bien, et les exportations ont progressé, malgré les barrières tarifaires. De ce côté, tout est au rendez-vous pour la poursuite de bons résultats.

Le marché du travail

Après une année exceptionnelle sur le plan de la création d'emploi, 2018 a renoué avec la croissance plus lente à laquelle les années post-récession nous avaient habitué. L'emploi à temps plein a fait un bond important, mais la décroissance des postes à temps partiel est venue largement amputer la dynamique. En 2017, d'importants gains avaient été réalisés au sein des deux types d'emplois, ce qui avait mené à une forte croissance au global.

Le taux de chômage a poursuivi son repli en 2018, pour s'établir à 5,5 % dans la province – le taux avait reculé peu après la récession mais s'était stabilisé autour de 7,7 % de 2012 à 2015. Le recul du taux de chômage s'est poursuivi par la suite, mais c'est avec la bonne performance des marchés du travail en 2017 qu'on a assisté à la plus grande amélioration de cet indicateur. En ce qui a trait au taux d'emploi, celui-ci a à peine progressé en 2018, atteignant 61,0 %, ce qui pourrait bien être près du sommet qu'il atteindra avant la décroissance attendue au cours des prochaines années. Quant au taux d'activité, il a reculé en 2018, ce qui le ramène au niveau où il se trouvait en 2016 – nous estimons que le sommet de cet indicateur a été atteint en 2017 et que le taux d'activité sera lui aussi en décroissance pour les prochaines années fort probablement.

Indicateurs du marché du travail
Province de Québec 2016 2017 2018 Variation 2016-2017 Variation 2017-2018
Nombre % Nombre %
Population 15 + (en milliers) 6 887,9 6 931,9 6 985,9 44,0 0,6 54,0 0,8
Population active (en milliers) 4 448,3 4 495,7 4 509,5 47,4 1,1 13,8 0,3
Emploi (en milliers) 4 133,1 4 223,3 4 262,2 90,2 2,2 38.9,2 0,9
  Temps plein (en milliers) 3 344,0 3 409,4 3 470,7 65,4 2,0 61,3 1,8
  Temps partiel (en milliers) 789,1 813,8 791,5 24,7 3,1 -22,3 -2,7
Chômage (en milliers) 315,2 272,5 247,3 -42,7 -13,5 -25,2 -9,2
Taux de chômage 7,1 % 6,1 % 5,5 % -1,0 - -0,6 -
Taux d'activité 64,6 % 64,9 % 64,6 % 0,3 - -0,3 -
Taux d'emploi 60,0 % 60,9 % 61,0 % 0,9 - 0,1 -

Source : Statistique Canada, Tableau 14-10-0090-01 – Caractéristiques de la population active.

Le Québec dispose d'un bon potentiel de croissance, mais encore faut-il être en mesure de le réaliser. Sans tomber dans le discours alarmiste, plusieurs marchés du travail sont sous pression en raison de besoins en main d'œuvre qui ne sont pas satisfaits. Des entreprises craignent de ne pouvoir trouver et conserver les effectifs nécessaires pour le fonctionnement au quotidien. C'est encore plus complexe dans un marché en expansion.

Depuis 2009, la croissance de la population active canadienne a ralenti et le taux d'activité a reculé. Au Québec, la baisse a débuté en 2003 mais a été de plus faible ampleur. En 2018 dans la province, le taux d'activité a atteint un sommet chez les 40-44 ans avec près de 92 % des gens en emploi ou à la recherche d'un emploi ; chez les 55-59 ans, le taux se situe à 76 %, il est de 52 % pour les 60-64 ans, et de 11 % chez les 65 ans et plus. Cette diminution suit les départs à la retraite.

Si on se concentre sur le groupe des 20 à 64 ans, la plus grande part de la force de travail au Québec, la situation s'aggrave : depuis 2017, cette population diminue. Ajoutons que les jeunes de 15 à 24 ans sont un peu moins actifs sur le marché du travail depuis quelques années, particulièrement les jeunes hommes. Dans ce contexte, les difficultés de recrutement pourraient se corser. Enfin, parfois de grandes distances existent entre la localisation des gens prêts à travailler et celle des emplois disponibles, et il y a inadéquation entre les compétences et l'expérience recherchées versus les intérêts et la scolarité de chacun. Voilà pourquoi des régions comptent à la fois des personnes sans emploi et des besoins de main d'œuvre non comblés.

Tout cela pourrait militer pour une plus grande automatisation. Cependant, cela implique des investissements importants, et la structure industrielle du Québec compte une grosse lacune : la base est dominée par une myriade de petites entreprises, qui n'ont pas toujours les moyens, et le sommet est occupé par quelques grandes entreprises qui, par leurs poids, sont des donneurs d'ordres importants. Dans cette structure, la composition intermédiaire est trop petite pour faire le pont efficacement entre les deux extrémités. Ironie du sort, les entreprises qui se tournent vers l'automatisation ont besoin de personnel spécialisé, et il est souvent plus laborieux de trouver ces travailleurs que les postes qu'on cherchaient à combler en production.

Dans les régions du Québec, la rareté de la main d'œuvre a été maintes fois évoquée en 2018. On a aussi insisté sur le fait qu'en certains endroits, la situation perdure depuis des années et qu'avec les changements démographiques (vieillissement, migration des jeunes, baisse de la natalité), l'avenir est peu encourageant.

Pour montrer l'impact de la dynamique démographique sur les marchés du travail au Québec, l'Institut de la statistique du Québec utilise, entre autres, l'indice de remplacement de la main d'œuvre (IRMO). Il s'agit du rapport entre le nombre de jeunes de 20 à 29 ans qui pourraient entrer sur le marché du travail et le nombre de retraites potentielles associées au nombre de personnes âgées de 55 à 64 ans. Cet indice ne tient compte que du nombre de jeunes qui pourraient être disponibles, et non de leur scolarité, intérêt ou qualification.

En 1987, l'indice pour le Québec était de 200. Autrement dit, on comptait 200 jeunes âgés de 20 à 29 ans par groupe de 100 personnes âgées de 55 à 64 ans dans la province. En 2009, on est passé sous le niveau de 100 jeunes pour 100 personnes dans l'horizon de la retraite. En 2017, l'indice est descendu à 85, et il pourrait descendre à 79 d'ici 2022.

L'IRMO montre que la majorité des régions est déjà aux prises avec un faible potentiel de remplacement de la main d'œuvre ou en voie de connaître d'importantes difficultés. Cette situation ne devrait pas s'améliorer selon les prévisions démographiques. À noter que ces scénarios tiennent déjà compte de la migration qui représente environ 70 % des gains en population du Québec actuellement.

Les difficultés de recrutement touchent un éventail varié de postes, spécialisés et non spécialisés, autant dans la production de biens que dans les services. Comme on peut le voir sur la carte suivante, l'enjeu devient plus prononcé à mesure qu'on s'éloigne des zones métropolitaines où les bassins de main d'œuvre sont plus larges et diversifiés.

Indice de remplacement de la main d'œuvre dans les régions du Québec
Moyennes sur la période 2018-2022
La table de données pour cette carte se trouve ci-dessous
Indice de remplacement de la main d'œuvre dans les régions du Québec(Moyennes sur la période 2018-2022)
Région IRMO
Remplacement de main d'œuvre possible, sauf exception
Nord-du-Québec 151
Montréal 122
Laval 89
Capitale-Nationale 84
Province de Québec 83
Outaouais 80
Difficulté croissante de remplacement de la main d'œuvre
Montérégie 76
Estrie 76
Lanaudière 73
Abitibi-Témiscamingue 72
Laurentides 70
Faible potentiel de remplacement de la main d'œuvre
Côte-Nord 68
Centre-du-Québec 68
Chaudière-Appalaches 67
Mauricie 62
Saguenay–Lac-Saint 61
Bas-Saint-Laurent 55
Gaspésie–Les-Îles 45

Perspectives d'emploi au Québec – Horizon 2019-2021

Nous anticipons que la croissance sera présente tout au long de la période. Cependant, le ralentissement économique mondial, en particulier en Europe et dans les économies émergentes, le contexte du commerce mondial, endigué par des mesures protectionnistes, et la pression que connaissent les marchés du travail du Québec sont venus tempérer la dynamique attendue.

L'emploi global sera en progression au cours des trois prochaines années, mais les gains seront moins élevés que ce qu'on avait obtenu depuis 2015. La croissance annuelle sera faible et diminuera un peu à chaque année pour une croissance annuelle moyenne de 0,7 %.

Scénario de croissance selon secteur d'activités
Province de Québec Moyenne 2016-2018 2019-2021
Niveau
(en milliers)
Part de l'emploi total Croissance
annuelle moyenne
Ensemble des industries 4 206,2 100 % 0,7 %
  Secteur de la production de biens 853,4 20 % 0,3 %
  Secteurs des services 3 352,8 80 % 0,8 %

Sources: Emploi 2016-2018 – Statistique Canada, Tableau 14-10-0090-01, Caractéristiques de la population active.

Croissance 2019-2021 – Service Canada, région du Québec, Scénario de la Direction de l'Analyse du marché du travail, 11 janvier 2019

Les risques sur l'horizon de prévision au Québec

Court terme – 2019
Risque à impact positif Risque à impact négatif
  • L'AEUMC enlève une grande part d'incertitude, l'investissement privé redevient un potentiel de croissance

  • Le niveau de confiance est élevé

  • Les investissements des gouvernements atteignent des sommes record sur les 10 prochaines années

  • Les marchés du travail sont stimulés par la bonne tenue de l'économie québécoise

  • Les gouvernements adoptent des mesures pour stimuler les particuliers et les entreprises, ce qui va donner un coup de pouce aux dépenses

  • La bonne tenue de l'économie devrait contribuer à la hausse des salaires

  • Les exportations sont en croissance, même les produits sous tarifs américains

  • L'AEUMC est sujet à révision dans 6 ans, est-ce qu'on investit, ou on attend?

  • Les tarifs américains sont encore en œuvre sur le bois, l'aluminium, l'acier, le papier, etc.

  • L'endettement des gouvernements est à la hausse et pourrait peser très lourd dans les budgets d'ici 5 ans

  • Des marchés du travail éprouvent des difficultés de recrutement, ce qui rend la croissance difficile

  • La hausse des taux d'intérêt a augmenté le coût d'emprunt, et la taille des mesures n'est pas suffisante pour stimuler la consommation

  • La hausse de salaire ne se manifeste pas assez rapidement pour palier à la croissance des besoins

  • Le resserrement des conditions en Europe et dans les économies émergentes vient diminuer le potentiel, les affrontements commerciaux pèsent lourd

Moyen terme – 2020-2021
Risque à impact positif Risque à impact négatif
  • Première année de gains substantiels possibles dans les investissements privés

  • Les gouvernements ont introduit des mesures pour promouvoir l'achat de machines et de matériel informatique pour hausser la compétitivité des entreprises

  • La croissance du PIB se poursuit

  • Le Canada vient de ratifier le PTPGP, des possibilités de diversification pour les exportations

  • Les barrières au commerce aux États-Unis et l'affaiblissement des marchés européens entament de plus en plus le potentiel des exportations du Québec

  • Le Québec profiterait doublement de ces mesures si les achats étaient réalisés au Québec – cependant, ces équipements sont souvent importés

  • La consommation n'est plus en mesure de contribuer autant, les investissements tardent à se manifester, les exportations sont plombées

  • La lente mise en œuvre de l'Accord et l'éloignement des marchés font baisser le potentiel pour la province

Remarque

Les auteurs ont pris un soin particulier à rédiger ce document en fondant leurs recherches sur des informations sur le marché du travail qui étaient exactes et pertinentes au moment de la publication. Le marché du travail étant en évolution constante, les données fournies peuvent avoir changé depuis la publication de ce document. Nous encourageons les lecteurs à consulter d'autres sources pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'économie et le marché du travail locaux. Les renseignements présentés dans ce document ne reflètent pas nécessairement les politiques officielles d'Emploi et Développement social Canada.

Préparé par : Direction de l'analyse du marché du travail, Service Canada, Québec
Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec l'équipe de l'IMT
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