Analyse de l'environnement - Nouvelle-Écosse : 2019

Principaux faits saillants

  • La croissance mondiale a progressé en 2017 et 2018, mais devrait ralentir quelque peu en 2019, ce qui s’explique en partie par les incertitudes commerciales, le resserrement des conditions financières, ainsi que le ralentissement économique à la fin de 2018. Les perspectives économiques mondiales pourraient être minées par des mesures commerciales supplémentaires, le possible retrait désordonné du Royaume-Uni de l’Union européenne (le Brexit) et un ralentissement aux États-Unis ou en Chine plus marqué que prévu.

  • La croissance économique aux États-Unis serait actuellement supérieure à la tendance, tandis que le taux de chômage aux États-Unis est inférieur à sa moyenne à long terme. La croissance aux États-Unis devrait reculer en 2019 et 2020, mais les marchés du travail pourraient demeurer restreints. Le différend commercial entre les États-Unis et la Chine a nui à la croissance dans les deux pays, et certaines entreprises craignent une hausse des coûts et un affaiblissement de la demande.

  • Après une forte croissance en 2018, l’économie canadienne devrait ralentir en 2019, mais la croissance devrait reprendre au second semestre de l’année et s’améliorer légèrement en 2020. Ce ralentissement est principalement dû à la faiblesse du secteur de l’énergie. Le resserrement de la politique monétaire et les niveaux d’endettement élevés pourraient limiter la croissance des dépenses de consommation, malgré certaines améliorations récentes au chapitre de l’emploi et des salaires. Sur une note plus positive, les exportateurs de produits non énergétiques devraient profiter de la faiblesse du dollar et de l’entrée en vigueur de nouveaux accords commerciaux.

  • La croissance en Nouvelle-Écosse pourrait se redresser en 2019 si certains risques à la hausse se concrétisent. Plusieurs grands projets ont été menés à terme, et la production de deux grands projets d’extraction de gaz naturel en mer a pris fin en 2018. Nous remarquons tout de même quelques progrès encourageants. Premièrement, la croissance de la population et de l’emploi a dépassé les attentes en 2018, ce qui crée un certain élan positif. Les exportations se comportent bien jusqu’à maintenant en 2019, ce qui s’explique par la croissance de la demande pour les ressources naturelles, le taux de change favorable, la conclusion de nouveaux accords commerciaux et la croissance du tourisme. Les investissements publics dans la santé, la technologie et les routes, les autoroutes et les ponts devraient augmenter cette année, et quelques grands projets sont sur le point d’être approuvés.

  • Toutefois, à long terme, le vieillissement de la population pourrait nuire à la croissance économique, à la croissance de l’emploi et à la viabilité financière de la Nouvelle-Écosse.

Aperçu général / Contexte économique

La croissance mondiale ralentira en 2019

Si la croissance mondiale s'est accélérée en 2017 et 2018, un certain nombre de vents contraires soufflent à l'horizon. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que la production mondiale ralentira, passant de 3,6 % en 2018 à 3,3 % en 2019 (Figure 1).

Figure 1 : Perspectives de croissance économique

Croissance du PIB réel (variation annuelle en %, dollars constants)/Taux de chômage(%)

Figure 1:  Perspectives de croissance économique

Source: Fonds monétaire international, Perspectives de l'économie mondiale, avril 2019

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Croissance du PIB réel (variation annuelle en %, dollars constants) / Taux de chômage (%)
Zone PIB 2018 PIB 2019 projeté PIB 2020 projeté 2019 Taux de chôm. projeté
World 3,6 3,3 3,6  - 
Canada 1,8 1,5 1,9 5,9
US 2,9 2,3 1,9 3,8
UK 1,4 1,2 1,4 4,2
Euro Area 1,8 1,3 1,5 8,0
China 6,6 6,3 6,1 3,8
Japan 0,8 1,0 0,5 2,4

Source: International Monetary Fund (IMF) World Economic Outlook, April 2019

Les incertitudes commerciales sont les principales sources de préoccupation. Cela comprend la possibilité que les États-Unis et la Chine prennent d’autres mesures commerciales et les incertitudes liées à la ratification de l’Accord Canada¿États-Unis-Mexique. Parmi les autres risques à noter, il y a les effets différés du resserrement des politiques budgétaires et monétaires en 2018, le ralentissement de la croissance dans les grandes puissances économiques comme les États-Unis et la Chine, l’importance de la dette publique et de la dette privée et le risque d’un Brexit marqué par le désordre.

En 2018, les différends commerciaux entre les États-Unis et la Chine se sont intensifiés, ce qui a nui à la croissance dans les deux pays. Les États-Unis et le Canada sont devenus de plus en plus dépendants du commerce avec la Chine. Selon les données de la Banque mondialePied de page 1, la part des exportations américaines vers la Chine est passée de moins de 2 % en 1997 à plus de 8 % (130 milliards de dollars américains) en 2017 (Figure 2). De plus, près de 22 % des importations américaines provenaient de Chine en 2017 (526 milliards de dollars américains). Le renforcement des obstacles au commerce pourrait entraîner une hausse des coûts des biens intermédiaires importés et des prix pour les consommateurs. Ce même phénomène pourrait également miner la confiance des entreprises et l’investissement, perturber les chaînes d’approvisionnement et ralentir la croissance de la productivitéPied de page 2.

Figure 2 : Part des partenaires exportateurs mondiaux, 2017

Commerce international de marchandises et de services commerciaux ($ US)

Figure 2:  Part des partenaires exportateurs mondiaux, 2017

Source: Banque mondiale, World Integrated Trade Solution / base de données Comtrade des Nations Unies

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Part des partenaires exportateurs mondiaux, 2017 - Commerce international de marchandises et de services commerciaux ($ US)
Exportations Au Canada Au É-U Au Royaume-Uni Au Mexique À la Chine À la Zone euro
Exportations du Canada  -  76% 3% 1% 4% 3%
Exportations des États-Unis 18%  -  4% 16% 8% 11%
Exportations du Royaume-Uni 1% 13%  -  0% 5% 36%
Exportations du Mexique 3% 80% 1%   -   2%  4%
Exportations de la Chine 1% 19% 3% 2%  -  9%

Source: Banque mondiale, World Integrated Trade Solution / base de données Comtrade des Nations Unies

Le Canada a également entretenu des relations tendues avec la Chine en 2018, et les pourparlers commerciaux entre les deux pays ont pris fin en 2018. Le Canada est lui aussi devenu de plus en plus dépendant du commerce avec la Chine. La part des exportations totales du Canada vers la Chine est passée de moins de 1 % à plus de 4 % entre 1997 et 2017 (voir la figure 2). Environ 12 % des importations du Canada provenaient de la Chine en 2017 (54 milliards de dollars américains). Les données sur les exportations de marchandises en 2018 montrent que la Chine est la deuxième destination des exportations de biens du Canada atlantique parmi les pays, derrière les États-Unis (Figure 3). En 2018, un peu plus de 5 % des exportations internationales de marchandises du Canada atlantique étaient destinées à la Chine (1,3 milliard de dollars américains, soit 1,7 milliard de dollars canadiens).

Figure 3 : Exportations de produits nationaux du Canada atlantique

Milliards de dollars canadiens/part des partenaires d'exportation (%)

Figure 3:  Exportations de produits nationaux du Canada atlantique

Source: Innovation, Sciences et Développement économique Canada, Données sur le commerce en direct, consulté le 2019-03-22

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Exportations de produits nationaux du Canada atlantique - Milliards de dollars canadiens/part des partenaires d'exportation (%)
Exportations Exportations de biens du Canada atlantique
Au É-U 68,5%
À la Zone euro 10,0%
À la Chine 5,1%
Au Royaume-Uni 4,5%

Source: Innovation, Sciences et Développement économique Canada, Données sur le commerce en direct, consulté le 2019-03-22

Au Canada en 2019, tous les regards seront tournés vers l’Accord Canada-États-Unis-Mexique, qui a été signé le 30 novembre 2018 et qui devrait être ratifié cette année. Plus des trois quarts des exportations canadiennes de biens étaient destinées aux États-Unis en 2018 (308 milliards de dollars américains, soit 399 milliards de dollars canadiens). La même année, la part des exportations de biens du Canada atlantique vers les États-Unis était de 68,5 %, une proportion légèrement inférieure (22,4 milliards de dollars canadiens, soit 17,3 milliards de dollars américains)Pied de page 3.

Figure 4 : Le dollar canadien et le prix du pétrole

Dollar canadien/dollar américain (axe de gauche) et prix du pétrole brut (axe de droite)

Figure 4:  Le dollar canadien et le prix du pétrole

Source: Banque du Canada, United-States Energy Information Administration (prix au comptant à Cushing, en Oklahoma) WTI = Prix par baril de West Texas Intermediate ($ US)

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Le dollar canadien et le prix du pétrole - Dollar canadien/dollar américain (axe de gauche) et prix du pétrole brut (axe de droite)
Exportations $ CAD/ $ US WTI ($ par baril)
Janv 2010 0,959  78,33 
Janv 2011 1,006  89,17 
Janv 2012  0,987   100,27 
Janv 2013  1,008   94,76 
Janv 2014  0,914   94,62 
Jan 2015  0,825   47,22 
Janv 2016  0,703   31,68 
Janv 2017  0,758   52,50 
Janv 2018  0,805   63,70 
Janv 2019  0,752   51,38 

Source: Banque du Canada, United-States Energy Information Administration (prix au comptant à Cushing, en Oklahoma) WTI = Prix par baril de West Texas Intermediate ($ US)

Malgré les incertitudes commerciales et d’autres sources de préoccupation, certains indicateurs économiques laissent supposer que la croissance des économies avancées pourrait être en perte de vitesse. De nombreuses banques centrales, dont la Banque du Canada, la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, ont pris note du ralentissement de la croissance économique et de l’inflation et ont repoussé le relèvement des taux d’intérêt cette annéePied de page 4. La croissance des deux plus grandes puissances économiques du monde, soit les États-Unis et la Chine, devrait ralentir. L’économie chinoise a commencé à ralentir en 2018 en raison du resserrement de la réglementation financière et des répercussions des mesures commerciales opposant les États-Unis et la Chine. De même, l’économie américaine, qui dépasserait actuellement la tendance, devrait connaître une croissance moins importante que celle qui a été observée en 2018 (2,9 %) pour s’établir à un peu moins de 2,0 % en 2020Pied de page 5. En 2018, les mesures de relance du gouvernement américain, se présentant sous forme de réduction d’impôt et d’augmentation des dépenses publiques, ont favorisé la croissance : le taux de chômage a chuté à son point le plus bas depuis les années 1960. Il est probable que le niveau actuel des dépenses publiques ne soit pas viable. Par ailleurs, le fait que les taux d’intérêt ont augmenté réduit la possibilité que les dépenses de consommation continuent d’augmenter, malgré des signes de hausse modérée des salaires. Certains indicateurs relatifs au marché de l’habitation américain se sont affaiblis au cours des derniers mois et certains fabricants américains ont fait part de leurs préoccupations au sujet de l’affaiblissement de la demande mondiale et de la hausse des coûts découlant de l’incertitude tarifaire et commercialePied de page 6.

La faiblesse du cours du pétrole aura une incidence négative sur la croissance du Canada en 2019

Le FMI prévoit que l’économie canadienne ralentira, passant d’une croissance de 1,8 % en 2018 à 1,5 % en 2019. Ce ralentissement fait suite à une année 2017 exceptionnelle qui avait été marquée par une croissance de 3,0 %. La Banque du Canada a constaté que l’économie canadienne fonctionne presque à plein régime depuis plus d’un an. Les taux de chômage ont chuté à leur point le plus bas en 40 ans et l’inflation est proche de l’objectif de 2 %Pied de page 7. Les principaux changements apportés aux perspectives au cours des derniers mois sont principalement liés à la fluctuation des prix sur les marchés du pétrole. Le cours du pétrole a chuté vers la fin de 2018, ce qui a incité les producteurs faisant partie ou non de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à réduire leur production. En janvier 2019, le gouvernement de l’Alberta a imposé ses propres limites de production lorsque la décote du prix du pétrole canadien a atteint un sommet en raison des contraintes en matière de transport.

L’économie canadienne, et en particulier le dollar canadien, est étroitement liée au cours du pétrole (Figure 3). Lorsque les prix du pétrole ont chuté à la fin de 2018, la croissance du PIB du Canada s’est presque arrêtée et le dollar canadien a atteint son point le plus bas depuis 2017 (0,74 dollar américain en décembre 2018). La Banque du Canada s’attend à ce que cette faiblesse économique persiste jusqu’à la fin du premier semestre de 2019, puis s’atténuePied de page 8. Malgré la réduction de la production, l’offre mondiale de pétrole devrait rester supérieure à la demande en raison de l’augmentation de la production américaine de schiste et du ralentissement de la demande mondiale. Le FMI prévoit que le cours du pétrole restera près des chiffres actuels, qui correspondent en moyenne à moins de 60 dollars américains le baril, au cours des prochaines années. Bien que la baisse des prix du pétrole ait été problématique pour certains, l’économie canadienne présente une certaine marge de man¿uvre. Les consommateurs peuvent profiter de la baisse des prix de l’énergie, tandis que les exportateurs de produits non énergétiques peuvent profiter de la baisse du taux de change et des prix des intrants.

Néanmoins, d’autres facteurs entrent en jeu pour les consommateurs et les entreprises du Canada. La hausse des taux d’intérêt, les niveaux élevés de la dette privée, la faible croissance des salaires réels et le ralentissement des prix du logement pourraient annuler ces effets et entraîner un recul des dépenses de consommation en 2019. Les entreprises pourraient également bénéficier d’un amortissement fiscal accéléré récemment mis en place pour encourager les investissements, mais cela pourrait être neutralisé par des contraintes de capacité (qui se sont atténuées ces derniers moisPied de page 9) ou de nouvelles mesures commerciales. À court terme, les dépenses consacrées aux infrastructures devraient maintenir l’équilibre de l’économie en vue des nouveaux fonds destinés à l’infrastructure de la santé et de la technologie. De plus, certaines provinces bénéficieront de projets d’immobilisations de grande envergure comme ceux qui démarrent actuellement en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique.

Figure 5 : Perspectives économiques provinciales pour 2019

PIB réel, variation annuelle en pourcentage

Figure 5:  Perspectives économiques provinciales pour 2019

Source: Conference Board du Canada, Provincial Outlook Economic Forecast: Winter 2019 et Territorial Outlook Economic Forecast : Autumn 2018

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Perspectives économiques provinciales pour 2019 - PIB réel, variation annuelle en pourcentage
Province Croissance du PIB réel
Canada +1,9%
C-B -2,5%
AB -1,3%
SK +2,2%
MN -1.6%
ON -2,1%
QC -1,8%
N-B +1,4%
N-É +1.6%
I-P-É +3.2%
T-N-L +2,7%
YK +8,2%
T-N-W +10,2%
NV +3,7%

Source: Conference Board of Canada, Provincial Outlook: Winter 2019 and Territorial Outlook: Autumn 2018

L’Alberta a été en tête des provinces pour ce qui est de la croissance en 2017, bien que la plupart des provinces, à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador, aient connu une croissance plus forte cette année-là. La Colombie-Britannique, l’Alberta, le Québec, l’Ontario et l’Île-du-Prince-Édouard devraient connaître la plus forte croissance en 2018. En 2019, l’Alberta devrait accuser un retard par rapport aux autres provinces en raison de la réduction de la production pétrolière, du ralentissement de l’investissement des entreprises et du recul des mises en chantier (Figure 5). Le Conference Board du Canada prévoit que Terre-Neuve-et-Labrador sera en tête des provinces en matière de croissance en 2019, mais signale que cette croissance sera inégale en raison de l’instabilité observée dans l’industrie pétrolière et des calendriers de construction de divers projets.

Nouvelle-Écosse : ralentissement de la croissance en 2019, mais quelques risques à la hausse à l’horizon

La croissance de la population devraPied de page it soutenir la croissance économique à court terme en Nouvelle-Écosse, mais la plupart des prévisionnistes s’attendent à ce que la croissance ait ralenti en 2018 en raison de la fin de différents grands projets.Pied de page 10

Population de la Nouvelle-Écosse - de 2012 à 2018

Taux de croissance annuel moyen (TCAM) et % Δ entre 2012 et 2018

  2012 2017 2018 TCAM % Δ 2012 to 2018
Tous les âges 943 635 950 680 959 942 0,3% 1,7%
15 years and over 806 932 815 849 824 204 0,4% 2,1%
15 to 54 years 507 481 475 960 476 037 -1,1% -6,2%
55 years and over 299 451 339 889 348 167 2,5% 16,3%

 

En ce qui concerne la croissance de la population, l’année 2018 a été une année record pour la Nouvelle-Écosse. La population de la Nouvelle-Écosse était de 965 382 personnes le 1er janvier 2019, le nombre le plus élevé jamais enregistré. Le taux officiel de croissance de la population (mesuré le 1er juillet) était de 1,0 % en 2018, un sommet depuis 1985. Ce taux demeure toutefois inférieur au taux de croissance canadien de 1,4 %.Pied de page 11L’augmentation de la migration internationale et interprovinciale dans la province contribue à effacer le recul de la croissance naturelle (différence entre les naissances et les décès) (figure 6). L’immigration internationale, en particulier, a bondi de 18 %, tandis que le solde net des résidents non permanents (principalement des étudiants étra ngers) a bondi de 41 %.Pied de page 12 Différents facteurs ont soutenu la hausse récente de l’immigration. De 2015 à 2018, 1 795 réfugiés syriens ont été admis en Nouvelle-Écosse.Pied de page 13 En 2016, le gouvernement fédéral a accru la limite du nombre de désignations de la province de 300 pour l’établir à 1 350, alors qu’une augmentation similaire avait été annoncée l’année précédente.Pied de page 14 De plus, depuis mars 2017, 2 535 demandes de résidence permanente ont été approuvées au Canada atlantique dans le cadre du Programme pilote d’immigration au Canada atlantique, conçu pour attirer et conserver des immigrants qualifiés et des diplômés étrangers. Le programme a été récemment prolongé pour les deux prochaines années, ce qui devrait continuer à stimuler la croissance de la population à court terme.Pied de page 15

Figure 6 : Composantes du changement démographique, Nouvelle-Écosse

Figure 6: Composantes du changement démographique,  Nouvelle-Écosse

Source: Statistique Canada, Tableau 17-10-0008-01

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Composantes du changement démographique, Nouvelle-Écosse
Année Augmentation naturelle Internationale nette Interprovinciale nette Residuelle
1985 5 046 275 -1 321 761
1986 5 103 1 078 -941 721
1987 4 878 1 242 -1 788 722
1988 4 807 2 001 537 720
1989 5 294 1 442 595 721
1990 5 190 251 -162 761
1991 4 542 911 306 1 277
1992 4 071 1 580 96 1 273
1993 3 810 2 296 -1 887 1 273
1994 2 955 2 309 -2 741 1 274
1995 3 078 2 720 -1 245 1 346
1996 2 179 2 343 -1 648 1 799
1997 1 780 2 022 -2 569 1 799
1998 1756 1 790 201 1 799
1999 1 715 396 -270 1 804
2000 1 075 1 131 -2 077 1 456
2001 771 1 947 -898 -865
2002 691 472 510 -865
2003 444 1 408 -772 -867
2004 203 236 -3 041 -864
2005 511 1 835 -3 024 -634
2006 303 2 022 -4 126 966
2007 874 2 671 -1 794 969
2008 857 3 172 -751 967
2009 794 3 459 612 966
2010 197 3 030 -41 1 019
2011 561 3 003 -2 866 1 337
2012 -186 1 835 -3 517 1 333
2013 -236 2 251 -2 571 1 333
2014 -822 2 446 -2 311 1 333
2015 -592 7 250 754 1 147
2016 -724 5 775 2 839 -
2017 -816 7 419 2 659 -

Source : Statistique Canada, Tableau 17-10-0008-01

En 2019, les intentions d’investissement de la Nouvelle-Écosse révèlent que le ralentissement de l’économie pourrait se poursuivre en raison des plans d’investissement plus modestes dans les secteurs public et privé.Pied de page 16Toutefois, les perspectives comportent plusieurs risques à la hausse. Les investissements dans le secteur résidentiel demeurent solides et pourraient bénéficier de la croissance de la population et de nouvelles politiques de soutien aux acheteurs d’une première maison. De même, il est possible que l’installation de liquéfaction de gaz naturel (LGN) Goldboro, d’une valeur de six milliards de dollars, soit approuvée en 2019. Ce projet est inclus dans les plus récentes perspectives du Conference Board du Canada pour la Nouvelle-Écosse, qui prévoient une croissance du PIB de 1,6 % en 2019 et de 2,1 % en 2020. La prévision du Conference Board du Canada souligne également l’expansion possible des activités actuelles du projet de la mine d’or de Moose River et l’ouverture d’une autre mine d’or à Goldboro.

Un autre risque clé pour les perspectives de la Nouvelle-Écosse est le niveau des dépenses de consommation, qui pourraient soit stimuler ou freiner la croissance. La croissance récente de la population et de l’emploi devrait contribuer à stimuler la croissance des dépenses de consommation en 2018 et en 2019, tout comme l’amélioration des avantages fiscaux personnels mis en place par le gouvernement provincial pour l’année d’imposition 2018.Pied de page 17 Toutefois, d’autres facteurs pourraient freiner les dépenses de consommation, notamment la hausse des taux d’intérêt, le niveau d’endettement élevé, le ralentissement du marché de l’immobilier et la faible croissance des salaires réels. Les ventes au détail en 2018 ont été modestes et ont progressé de 1,1 % en 2018, en net recul par rapport à la croissance de 7,8 % enregistrée en 2017.Pied de page 18 Le programme de plafonds et d’échange mis en place récemment par la Nouvelle-Écosse devrait cependant avoir peu d’incidence sur les dépenses de consommation. Par exemple, en raison du programme, les prix moyens de l’essence devraient augmenter d’environ un cent le litre, et les tarifs d’électricité devraient croître d’environ 1 % de 2019 à 2022.Pied de page 19

La croissance des exportations internationales pourrait bénéficier à la Nouv elle-Écosse. Les exportations de marchandises à l’étranger ont progressé de 7,0 % en 2018, ce qui s’explique par la vigueur des exportations dans différents secteurs, en particulier le secteur des produits forestiers. La croissance des exportations de ces produits a été stimulée en 2018 par le redressement de l’économie américaine et du marché de l’immobilier, le taux de change favorable et l’élimination des droits de douane pour les produits du papier (figure 7). La ratification de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) en 2019 devrait également soutenir les exportations destinées aux États-Unis. L’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) devrait également bénéficier aux exportations en Europe, qui ont été en progression tout au long de 2018. Toutefois, une partie de la croissance des exportations sera effacée par une hausse des importations d’énergie attribuable à la fin de la production locale de gaz naturel.

Figure 7 : Croissance des principales exportations, 2018

Exportations internationales de marchandises, Nouvelle-Écosse

Figure 7: Croissance des principales exportations, 2018

Source: Industrie Canada, Données sur le commerce en direct, consultées le : 22 mars 2019

Montrer le tableau de données: Croissance des principales exportations, 2018, Exportations internationales de marchandises, Nouvelle-Écosse
Croissance des principales exportations, 2018
Exportations Croissance
Total des exportations de marchandises +7%
Fabrication de pneus (32621) +3%
Fruits de mer (31171) 0%
Pêche (11411) +7%
Usine de pâte à papier (32211) +26%
Usine de papier (32212) +16%
Scieries (32111) +17%
Autres +8%

Source: Industrie Canada, Données sur le commerce en direct, consultées le : 22 mars 2019

Le tourisme est également demeuré solide. En 2018, la province a accueilli 2,4 millions de visiteurs étrangers, une baisse de seulement 0,8 % par rapport à 2017, qui avait été une année record attribuable aux célébrations du 150e anniversaire du Canada. La plus importante croissance pour cette année a été enregistrée dans le marché d’outre-mer, qui a connu une hausse de 18 %.Pied de page 20 Sur le plan des croisières, le nombre de visiteurs a également augmenté.Pied de page 21 La baisse du dollar, les investissements dans le tourisme et les efforts pour prolonger la saison touristique devraient contribuer au maintien du tourisme en 2019.

Marchés du travail

Canada : Les marchés du travail se resserrent partout au pays, mais les salaires réels n’ont pas encore augmenté

Le marché du travail canadien se redresse depuis la récession de 2009 et les conditions du marché du travail se sont considérablement resserrées. Depuis 2009, la croissance de l’emploi se fait à un rythme supérieur à la croissance de la population active, ce qui a entraîné la réduction du taux de chômage. En 2018, le taux de chômage se situait à son point le plus bas en 40 ans, soit 5,8 %. Les conditions du marché du travail se sont améliorées dans toutes les provinces (Figure 8), peu importe le sexe et le groupe d’âge.

Figure 8 : Croissance de l'emploi (variation en %), 2017 à 2018

Provinces canadiennes

Croissance de l'emploi (variation en %), 2017 à  2018

Source: Statistique Canada, Tableau 14-10-0327-01 : Caractéristiques de la population active selon le sexe et le groupe d'âge détaillé, données annuelles

Montrer le tableau de données: Croissance de l'emploi (variation en %), 2017 à 2018
Croissance de l'emploi (variation en %), 2017 à 2018
Province Croissance de l'emploi
Î-P-É 3,1%
AB 1,9%
ON 1,6%
N-É 1,5%
C-B 1,1%
QC 0,9%
MB 0,6%
T-N-L 0,5%
SK 0,4%
N-B 0,3%

Source : Statistique Canada, Tableau 14-10-0327-01 : Caractéristiques de la population active selon le sexe et le groupe d'âge détaillé, données annuelles

Les pénuries de main-d’oeuvre sont de plus en plus préoccupantes dans bon nombre de secteurs et régions du pays. Selon un rapport récent de la Banque de développement du Canada, 39 % des petites et moyennes entreprises au Canada ont eu de la difficulté à trouver de nouveaux travailleurs.Pied de page 22 Le nombre de postes vacants a augmenté dans toutes les provinces en 2018. C’est en Colombie-Britannique que le taux de postes vacants était le plus élevé.Pied de page 23 Dans cette province, à titre d’exemple, ConstruForce Canada a constaté que la pénurie de main-d’oeuvre dans le secteur de la construction a contribué à retarder les projets et à accroître les coûts.Pied de page 24

La part qu’occupent les personnes de 55 ans et plus dans la population active canadienne a considérablement augmenté au cours des deux dernières décennies. Il y a 20 ans, 1 personne sur 10 au sein de la population active avait 55 ans et plus, comparativement à 1 personne sur 5 aujourd’hui. Bien que le taux d’activité au Canada ait légèrement diminué en 2018 pour s’établir à 65,4 %, le taux d’activité des travailleurs âgés (55 ans et plus) a suivi une tendance à la hausse. Il a atteint un sommet en 2017. L’activité accrue des travailleurs âgés a contribué à atténuer une partie des répercussions du vieillissement de la population sur la population active.

Malgré les rapports faisant état de pénuries sur le marché du travail, rien ne semble indiquer que les salaires réels aient augmenté de façon significative en réaction à ces pénuries. Les salaires moyens ont augmenté de 2,0 % en 2017 et de 2,6 % en 2018. Au cours de la même période, les prix moyens à la consommation ont augmenté de 1,6 % et 2,3 %, dans l’ordre.Pied de page 25 La Banque du Canada s’est penchée sur plusieurs causes possibles. L’une d’entre elles est un ajustement à court terme dans les régions à forte consommation d’énergie pour faire baisser les prix du pétrole. Toutefois, d’autres forces structurelles pourraient également constituer un facteur, comme le pouvoir de négociation plus faible des travailleurs occupant des emplois atypiques liés à l’économie des petits boulots. Malgré ces influences, la Banque du Canada s’attend à ce que les salaires augmentent au deuxième trimestre de 2019.Pied de page 26

Nouvelle-Écosse : Une hausse du nombre de personnes employées à temps plein fait reculer le taux de chômage à son niveau le plus bas jamais enregistré

En 2018, le taux d’emploi de la Nouvelle-Écosse a progressé de 1,5 %, sa plus forte hausse en plus d’une décennie. Le niveau d’emploi demeure cependant en deçà du sommet établi en 2012. Le nombre de postes à temps plein a toutefois atteint son niveau le plus élevé jamais enregistré pour s’établir à 11 100 postes en 2018.Pied de page 27

Figure 9 : Emploi et taux de chômage, Nouvelle-Écosse, de 1976 à 2018

Figure 9: Emploi et taux de chômage, Nouvelle-Écosse, de 1976 à 2018

Source : Statistique Canada. Tableau 14-10-0327-01 Caractéristiques de la population active selon le sexe et le groupe d'âge détaillé, données annuelles

Montrer le tableau de données: Employment and Unemployment Rate, Nova Scotia, 1976-2018
Emploi et taux de chômage, Nouvelle-Écosse, de 1976 à 2018
Année Emploi Taux de chômage (%)
1976 297,9 9,2
1977 298,3 10,3
1978 306 10,5
1979 317,3 10
1980 324,4 9,7
1981 328,3 10
1982 321,1 12,8
1983 324,8 13,4
1984 339,9 13
1985 343,7 13,4
1986 350,5 13,3
1987 359 12
1988 373,7 10,2
1989 381,6 9,9
1990 385,3 10,7
1991 380,6 12,1
1992 368,9 13,1
1993 366,5 14,3
1994 372,6 13,5
1995 375,9 12,2
1996 376,8 12,4
1997 382,3 12,1
1998 395,9 10,5
1999 403,7 9,6
2000 411,7 9,1
2001 415,4 9,7
2002 422,5 9,6
2003 431,3 9,1
2004 441,7 8,8
2005 442,1 8,4
2006 441,1 7,9
2007 447,3 8
2008 451,7 7,6
2009 449,5 9,2
2010 451,3 9,6
2011 453 9
2012 457,6 9,1
2013 452,6 9,1
2014 447,6 9
2015 448,1 8,6
2016 446,2 8,3
2017 449 8,4
2018 455,9 7,5

Source : Statistique Canada. Tableau 14-10-0327-01 Caractéristiques de la population active selon le sexe et le groupe d¿âge détaillé, données annuelles

La forte croissance de l’emploi a fait reculer le taux de chômage en Nouvelle-Écosse à 7,5 % en 2018, son niveau le plus bas jamais enregistré (figure 9). Depuis la récession de 2009, le taux de chômage en Nouvelle-Écosse suit une tendance à la baisse, comme c’est le cas aux États-Unis et dans le reste du Canada. Les taux de participation au marché du travail en Nouvelle-Écosse sont également en baisse depuis 2012, principalement en raison d’une diminution de la participation des travailleurs plus âgés (55 ans et plus). Le nombre de postes vacants est passé à 11 115 au quatrième trimestre de 2018. Le taux de postes vacants en Nouvelle-Écosse était de 2,7 %, ce qui représente une légère hausse par rapport au taux de 2,5 % observé au même trimestre de 2017.Pied de page 28 Malgré le resserrement du marché du travail, les salaires moyens dans la province n’ont progressé que de 1,2 % en 2018, ce qui est inférieur au taux d’inflation de 2,2 % enregistré au cours de l’année, ce qui se traduit par une diminution des salaires réels (corrigés en fonction de l’inflation). Pied de page 29

La croissance de l’emploi en Nouvelle-Écosse est concentrée dans le secteur des services, qui employait quatre travailleurs sur cinq. Des augmentations significatives ont été enregistrées dans les industries des services d’hébergement et de restauration et du commerce de gros et de détail, ce qui s’explique en partie par la hausse du tourisme. L’emploi dans les services d’enseignement a également progressé de façon significative en 2018. Un nouveau programme de prématernelle a également fait augmenter la demande pour les éducateurs de la petite enfance. La baisse la plus marquée de l’emploi a été observée dans l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale (-3 600). Il s’agit d’une industrie importante qui emploie environ un Néo-Écossais sur sept. L’emploi dans cette industrie a été limité par des pressions budgétaires, des pénuries au sein de certaines professions de la santé et un nombre croissant de travailleurs qui atteignent l’âge de la retraite.

Dans les industries de la production de biens, l’emploi a progressé dans les industries de la construction et de la fabrication, malgré la fin de quelques grands projets. L’emploi dans l’industrie de la construction a connu une hausse de 1 500 emplois en 2018, sa plus forte croissance en cinq ans; l’emploi dans cette industrie a été stimulé par la hausse des investissements fédéraux et provinciaux. Les travaux de réaménagement du Queen Elizabeth II Health Sciences Center, d’une valeur de deux milliards de dollars, devraient se poursuivre pendant plusieurs années, de même que des projets de construction d’écoles, de routes, d’autoroutes, de ponts et certains projets de nature technologique. Dans l’industrie de la fabrication, les projets fédéraux de construction navale se poursuivent. En 2018, le chantier maritime Irving a obtenu le contrat visant la construction d’un sixième navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique (NPEA). L’usine de papier de Port Hawkesbury a bénéficié d’une décision prise au milieu de 2018 visant à mettre fin aux tarifs imposés en 2015, et une autre nouvelle positive est venue en octobre 2018 lorsque Michelin, l’un des principaux employeurs de la province, a annoncé des investissements en vue de la production d’une nouvelle gamme de produits à son usine de Granton dans le comté de Pictou. La ratification de l’ACEUM est rassurante pour ce secteur, bien que les risques de ralentissement du marché de l’immobilier aux États-Unis puissent représenter des risques pour l’industrie néo-écossaise des produits forestiers.Pied de page 30

Régions économiques : Halifax redevient la locomotive de la croissance

L’emploi a augmenté dans deux des cinq régions économiques de la Nouvelle-Écosse en 2018. La région de Halifax a connu la plus forte hausse de l’emploi, suivie de la région du Sud. Les régions de Cape Breton, de la Côte-nord et d’Annapolis Valley ont connu une baisse de l’emploi. Les tendances générales de l’emploi se sont ainsi inversées par rapport à 2017, année où les gains d’emploi s’étaient concentrés à l’extérieur de Halifax.

Région économique 2008 2017 2018 Variation annuelle moyenne (%). 2008-2018 Variation sur 12 mois (%). 2017-2018

 Nouvelle-Écosse

 451,7

449,0 

455,9

0,1%

1,5%

Cape Breton 

56,3

47,7 

46,8

-1,8%

-1,9%

Côte-nord 

72,3

69,2 

66,7

-0,8%

-3,6%

 Annapolis Valley

57,4

59,1 

56,4

-0,1%

-4,6%

Sud 

55,5 

48,4

51,7

-0,7%

6,8%

 Halifax

 210,2

224,6

234,2

1,1%

4,3%

Source : Statistique Canada. Tableau 14-10-0090-01 Caractéristiques de la population active selon la province, le territoire et la région économique, données annuelles

Les conditions du marché du travail dans la région de Cape Breton se sont quelque peu dégradées en 2018. Une baisse de l’emploi s’est traduite par une augmentation du taux de chômage dans la région, qui est passé à 15,1 %, le taux le plus élevé de toutes les régions. La plus importante variation de l’emploi a été une baisse de l’emploi dans l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale. En 2018, la mine de charbon Donkin a été mise en service pour la première fois, mais la production a été partiellement interrompue à la suite de l’effondrement d’un toit à la fin de la même année.

L’emploi a diminué dans la région de la Côte-nord en 2018. L’affaiblissement du marché du travail a entraîné une diminution du nombre de demandeurs d’emploi. Comme le nombre de personnes à la recherche d’un emploi a diminué, le taux de chômage dans la région est passé de 8,9 % à 8,5 %. La plus forte baisse de l’emploi a touché l’industrie du commerce de gros et de détail. Michelin, un important employeur de la région, a annoncé en 2018 des plans d’élargissement des opérations en vue de la production d’une nouvelle gamme de produits. Récemment, une usine de tapis de Truro a annoncé qu’elle fermera ses portes en juillet, ce qui entraînera la perte de 240 emplois.

Au terme de deux années de croissance de l’emploi, le nombre d’emplois a diminué dans la région d’Annapolis Valley en 2018. Parallèlement, comme le nombre de demandeurs d’emploi a diminué, le taux de chômage a diminué légèrement dans la région pour s’établir à 7,1 % en 2018. La baisse de l’emploi s’est surtout manifestée dans les industries des services, en particulier dans l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale.

L’emploi dans la région du Sud a regagné du terrain en 2018. Cette hausse de l’emploi a entraîné une forte chute du taux de chômage de 9,7 % à 6,5 %. Les gains les plus importants ont été enregistrés dans l’industrie des services d’hébergement et de restauration, qui ont été soutenus par la croissance du tourisme dans la région, ainsi que par une hausse de l’emploi dans l’industrie de la fabrication.

La région de Halifax a enregistré la croissance de l’emploi la plus importante parmi les cinq régions économiques de la Nouvelle-Écosse en 2018; plus de 10 000 nouveaux postes à temps plein ont été créés. Le taux de chômage a diminué pour s’établir à 5,9 %, le taux le plus bas depuis la récession de 2008‑2009. Les plus importants gains d’emploi ont été enregistrés dans les industries du commerce de gros et de détail, des services d’hébergement et de restauration et de l’information, de la culture et des loisirs. Parmi les grands projets à venir, mentionnons le réaménagement du Queen Elizabeth II Health Sciences Center, d’une valeur de deux milliards de dollars, et le complexe de liquéfaction de gaz naturel Goldboro, d’une valeur de six milliards de dollars, qui se situent à l’intérieur de la région de Halifax.

Principaux défis qui ont une incidence sur le marché du travail de la Nouvelle-Écosse

Défis démographiques

Malgré la croissance de la population observée en 2018, le vieillissement de la population pèsera sur la croissance et l’emploi à long terme de la Nouvelle-Écosse. En plus de limiter la croissance de l’emploi et la croissance économique, le vieillissement de la population exercera une pression à la baisse sur les recettes fiscales puisque l’assiette fiscale rétrécit, ainsi qu’une pression à la hausse sur les programmes gouvernementaux comme les soins de santé. Le Bureau du directeur parlementaire du budget prévoit que la Nouvelle-Écosse sera l’une des provinces les plus durement touchées par le vieillissement de la population. Le rapport de dépendance des aînés - qui correspond au rapport des personnes de 65 ans et plus pour les personnes âgées de 15 à 64 ans - devrait être de plus de 50 % dans la province dans 25 ans.Pied de page 31

La taille de la population active de la Nouvelle-Écosse a atteint un sommet en 2012 et a diminué de 10 400 personnes depuis ce sommet, en grande partie en raison des départs à la retraite de baby-boomers. La croissance de la population enregistrée récemment a été sti mulée par l’immigration, mais le taux de participation des immigrants est légèrement inférieur à celui des non-immigrants. De même, les taux de rétention des immigrants cinq ans après leur arrivée sont plus faibles en Nouvelle-Écosse qu’en Ontario et en Colombie-Britannique. Mentionnons un point positif : les taux de participation pour les travailleurs âgés (55 ans et plus) sont en hausse dans la province, ce qui contribue à atténuer une partie des facteurs qui ont une incidence sur la population active. De 2008 à 2018, les taux de participation ont progressé de 30,6 % à 34,0 %. En 1998, les taux de participation pour les travailleurs âgés n’étaient que de 19,4 %.Pied de page 32

Figure 10 : Population du Canada selon l'âge et le sexe, parts en %, 1998 et 2018

Figure 10: Population du Canada selon l'âge et le sexe, parts en %, 1998 et 2018

Source: Statistique Canada. Tableau 17-10-0005-01 Estimations de la population au 1er juillet, par âge et sexe

Montrer le tableau de données : Population du Canada selon l'âge et le sexe,parts en %, 1998 et 2018
Canada Population du Canada selon l'âge et le sexe, parts en %, 1998 et 2018
Âge Homme 1988 Homme 2018 Femme 1988 Femme 2018
0 - 4 3,6 2,7 3,4 2,6
5 - 9 3,6 2,8 3,4 2,7
10 - 14 3,5 2,7 3,3 2,6
15 - 19 3,7 2,9 3,5 2,8
20 - 24 4,3 3,4 4,1 3,1
25 - 29 4,8 3,6 4,7 3,4
30 - 34 4,5 3,5 4,5 3,4
35 - 39 4,0 3,4 4,0 3,4
40 - 44 3,5 3,2 3,5 3,2
45 - 49 2,8 3,2 2,7 3,3
50 - 54 2,3 3,5 2,3 3,5
55 - 59 2,3 3,7 2,3 3,7
60 - 64 2,1 3,3 2,3 3,4
65 - 69 1,7 2,7 2,1 2,8
70 - 74 1,2 2,1 1,6 2,3
75 - 79 0,9 1,4 1,2 1,6
80 - 84 0,5 0,9 0,8 1,2
85 - 89 0,2 0,5 0,4 0,8
90 ans et plus 0,1 0,3 0,2 0,6

Source : Statistique Canada. Tableau 17-10-0005-01 Estimations de la population au 1er juillet, par âge et sexe

Figure 11 : Population de la Nouvelle-Écosse selon l'âge et le sexe, parts en %, 1998 et 2018

Figure 11: Population de la Nouvelle-Écosse selon l'âge et le sexe, parts en %, 1998 et 2018

Source: Statistique Canada. Tableau 17-10-0005-01 Estimations de la population au 1er juillet, par âge et sexe

Montrer le tableau de données: Population de la Nouvelle-Écosse selon l'âge et le sexe, parts en %, 1998 et 2018
Population de la Nouvelle-Écosse selon l'âge et le sexe, parts en %, 1998 et 2018
Âge Homme 1988 Homme 2018 Femme 1988 Femme 2018
0 - 4 3,5 2,3 3,3 2,2
5 - 9 3,5 2,5 3,4 2,4
10 - 14 3,7 2,5 3,5 2,4
15 - 19 4,0 2,8 3,9 2,6
20 - 24 4,4 3,2 4,2 3,1
25 - 29 4,7 3,2 4,6 3,1
30 - 34 4,3 3,0 4,3 3,0
35 - 39 3,8 2,8 3,8 3,1
40 - 44 3,4 2,8 3,4 3,1
45 - 49 2,6 3,1 2,6 3,3
50 - 54 2,3 3,6 2,2 3,7
55 - 59 2,1 4,0 2,2 4,2
60 - 64 1,9 3,8 2,2 3,9
65 - 69 1,8 3,2 2,2 3,4
70 - 74 1,4 2,6 1,8 2,8
75 - 79 1,0 1,7 1,4 1,9
80 - 84 0,5 1,0 0,9 1,3
85 - 89 0,2 0,5 0,5 0,9
90 ans et plus 0,1 0,3 0,3 0,7

Source: Statistique Canada. Tableau 17-10-0005-01 Estimations de la population au 1er juillet, par âge et sexe

Dynamiques entre les milieux ruraux et urbains

Depuis plusieurs années, l’emploi et la population sont en croissance dans la région économique de Halifax, le plus grand centre urbain de la province. À l’inverse, à l’extérieur de la région économique de Halifax, l’emploi et la population ont reculé.

Figure 12 : Évolution de la population par région économique et par groupe d¿âge

Nouvelle-Écosse, 2018 par rapport à 2008

Figure 12: Évolution de la population par région économique et par groupe d¿âge

Source: Statistique Canada. Tableau 17-10-0139-01 Estimations de la population, 1er juillet, selon la division de recensement, limites de 2016

Montrer le tableau de données: Évolution de la population par région économique et par groupe d¿âge
Statistique Canada. Tableau 17-10-0139-01 Estimations de la population, 1er juillet, selon la division de recensement, limites de 2016
Région économique 0 - 14 ans 15 - 24 ans 25 - 54 ans 55 ans et plus Tous les âges
Cape Breton -3 085 -3 015 -10 854 +8 842 -8 112
Côte-nord -2 755 -3 155 -11 786 +11 791 -5 905
Annapolis Valley -1 562 -1 214 -6 807 +11 799 +2 216
Sud -2 517 -2 352 -10 105 +10 236 -4 738
Halifax +2 470 -1 296 +3 702 +35 708 +40 584

Source: Statistics Canada. Table 17-10-0139-01 Population estimates, July 1, by census division, 2016 boundarie

Un certain nombre d’entreprises ont fermé leurs portes dans les régions rurales au cours des dernières années, principalement dans l’industrie de la fabrication. Mentionnons par exemple TrentonWorks et des usines à Liverpool et à Point Tupper. De plus, plusieurs des grands projets en cours (p. ex. le chantier maritime Irving) sont situés dans des milieux urbains.

Depuis 2008, l’emploi à l’extérieur de la région économique de Halifax a reculé de 8 %, alors qu’il a progressé de 11 % à l’intérieur de cette région économique qui représentait plus de la moitié (51,4 %) du marché de l’emploi de la Nouvelle-Écosse en 2018. Le taux de chômage dans la région économique de Halifax, à 5,9 %, était égal à la moyenne nationale, tandis que les taux de chômage à l’extérieur de la région économique de Halifax sont demeurés généralement plus élevés.

De 2008 à 2018, la population dans la région économique de Halifax a progressé de 40 584 personnes (figure 12). Les autres régions économiques ont dû composer avec des déclins de leur population, à l’exception de la région d’Annapolis Valley. En fait, la région économique de Halifax a été la seule région ayant enregistré un gain net du nombre de personnes faisant partie du principal groupe d’âge actif (de 25 à 54 ans) au cours de cette période. Les régions économiques de Cape Breton, de la Côte-nord et du Sud ont chacune enregistré une perte nette de plus de 10 000 personnes d’âges d’activité maximale pendant cette période.Pied de page 33

Défis financiers

Pour un troisième exercice, la province de la Nouvelle‑Écosse a annoncé un excédent en 2019-2020. Le gouvernement provincial souligne qu’il est en voie d’atteindre la viabilité financière et, à moyen terme, s’attend à ce que les excédents annuels augmentent et à ce que le ratio de la dette nette au PIB diminue et passe de 33,8 % en 2019-2020 à 31,6 % d’ici 2022-2023. Toutefois, la dette nette devrait augmenter au cours de cette période en raison des plans d’immobilisations du gouvernement qui visent les autoroutes, le réaménagement d’installations de soins de santé et l’achat d’écoles.Pied de page 34

Malgré les dernières prévisions selon lesquelles le gouvernement provincial entrevoit l’équilibre budgétaire à moyen terme, des défis à long terme pourraient peser sur la viabilité financière de la Nouvelle‑Écosse. Le rapport du Bureau du directeur parlementaire du budget sur la viabilité financière de 2018 laisse entendre que la hausse des coûts des soins de santé et le ralentissement de la croissance de la population du principal groupe d’âge actif entraîneront des politiques financières qui ne pourront être maintenues à long terme dans toutes les provinces à l’exception du Québec. La réduction des transferts fédéraux pourrait aggraver ces défis. Le Bureau du directeur parlementaire du budget prévoit que la Nouvelle-Écosse sera l’une des provinces dont le niveau de vie ex primé en PIB par habitant sera le plus faible à long terme (d’ici 75 ans).Pied de page 35

Incertitude commerciale

Malgré certaines nouvelles positives en 2018 concernant la signature de l’ACEUM, des incertitudes demeurent, notamment en ce qui concerne sa ratification et les conséquences du bras de fer commercial entre les États-Unis et la Chine. En 2018, 63,2 % des exportations internationales de marchandises de la Nouvelle-Écosse ont été effectuées vers les États-Unis (figure 13). Les États-Unis sont la première destination des pneus fabriqués en Nouvelle-Écosse et d’environ la moitié des produits de la pêche et des fruits de mer de la province, soit près d’un milliard de dollars par année. Les États-Unis sont également la destination d’environ la moitié des produits de papier et du bois de scierie, ce qui a représenté plus de 275 millions de dollars en 2018.

Figure 13 : Part des partenaires exportateurs de la Nouvelle-Écosse, dollars canadiens

Figure 13: Part des partenaires  exportateurs de la Nouvelle-Écosse, dollars canadiens

Source : Industrie Canada, Données sur le commerce en direct, consultées le 22 mars 2019

Montrer le tableau de données: Part des partenaires exportateurs de la Nouvelle-Écosse, dollars canadiens
Part des partenaires exportateurs de la Nouvelle-Écosse, dollars canadiens
Partenaire exportateur Part Montant
États-Unis 63,2 % $ 3,6 G$
Chine 13,8 % $ 792 M$
Zone euro 6,4 % $ 365 M$
Royaume-Uni 1,5 % $ 84 M$

Source : Industrie Canada, Données sur le commerce en direct, consultées le 22 mars 2019

Les différends commerciaux qui opposent le Canada à la Chine pourraient également nuire aux exportations de la Nouvelle-Écosse. En 2018, près de 14 % des exportations de marchandises de la Nouvelle-Écosse étaient destinées à la Chine, qui reçoit plus des deux tiers des exportations de pâtes à papier et environ le quart des produits de la pêche et des fruits de mer de la Nouvelle-Écosse. Enfin, les perturbations entourant le Brexit pourraient également avoir une incidence sur la Nouvelle-Écosse, bien que les échanges commerciaux avec le Royaume-Uni représentent une part beaucoup plus modeste des exportations internationales de marchandises de la province (1,5 %).Pied de page 36

Pénuries de main-d’oeuvre et déficits de compétences

Bien qu’il soit difficile de circonscrire précisément l’existence des pénuries de main-d'oeuvre en Nouvelle-Écosse et d’en définir la portée, plusieurs indications permettent de croire que des postes sont difficiles à pourvoir. Selon une enquête menée par la Banque de développement, la moitié des entrepreneurs interrogés au Canada atlantique ont fait part de difficultés à embaucher de nouveaux employés, ce qui est le taux le plus élevé parmi les différentes régions du Canada.Pied de page 37 Les pénuries de main-d’oeuvre, les déficits de compétences et l’inadéquation des compétences peuvent influencer négativement le bien-être individuel et miner la croissance, la productivité et la compétitivitéPied de page 38 Lorsque l’économie fonctionne bien et approche le plein emploi, le marché du travail peut se resserrer. C’est ce qui s’est produit dans l’ensemble du Canada et en Nouvelle-Écosse pendant la plus grande partie de 2018. Les postes vacants ont augmenté dans toutes les provinces au cours de cette année. Le taux de postes vacants de la Nouvelle-Écosse a été de 2,7 % au quatrième trimestre (T4) de 2018, ce qui représente une hausse par rapport au taux de 2,5 % enregistré au T4 de 2017, tandis que le taux national de postes vacants est passé de 2,9 % à 3,3 % au cours de cette période.

Figure 14 : Taux de postes vacants, T4 2017 - T4 2018

Figure 14 : Taux de postes vacants

Source : Statistique Canada. Tableau 14-10-0325-01 Postes vacants, employés salariés, taux de postes vacants et moyenne du salaire offert selon les provinces et territoires, données trimestrielles non désaisonnalisées

Montrer le tableau de données: Taux de postes vacants
Taux de postes vacants
Province T4 2017 T4 2018
Canada 2,9 % 3,3 %
C-B 4,0 % 4,5 %
ON 3,0 % 3,3 %
QC 2.6 % 3.2 %
Î-P-É 2,0 % 3,1 %
N-B 2,3 % 2,9 %
NS 2.5 % 2.7 %
AB 2,6 % 2,7 %
MB 2,4 % 2,5 %
T-N-L 1,6 % 2,1 %
SK 2,0 % 1,9 %

Source : Statistique Canada. Tableau 14-10-0325-01 Postes vacants, employés salariés, taux de postes vacants et moyenne du salaire offert selon les provinces et territoires, données trimestrielles non désaisonnalisées

Les postes peuvent demeurer vacants pour différentes raisons (resserrement du marché du travail, critères d’embauche exigeants ou conditions de travail, par exemple). Les postes vacants à long terme révèlent un aspect différent de la disponibilité de la main-d’oeuvre. Les postes vacants à long terme (c.-à-d. les postes vacants depuis 90 jours ou plus) représentaient 12,6 % de tous les postes vacants au Canada au T4 de 2018. Le Nouveau-Brunswick est la province qui affichait la plus grande proportion de postes vacants à long terme, soit 17,1 % (1 575). À l’inverse, la Nouvelle-Écosse est la province qui affichait la plus faible proportion de postes vacants à long terme, soit 10,0 % (1 115).Pied de page 39

Bon nombre des postes qui ont été désignés comme difficiles à pourvoir en Nouvelle-Écosse se trouvent dans l’industrie des soins de santé et sont liés à une augmentation de la demande pour les services de santé, qui s’explique par le vieillissement de la population de la province. Il s’agit de postes de personnel infirmier, d’infirmiers praticiens et de spécialistes en santé mentale, en particulier dans les secteurs ruraux et les spécialités. Parmi les autres postes qui sont considérés comme difficiles à pourvoir, mentionnons les technologues de laboratoire, les sages-femmes et les assistants en soins continus dans les foyers de soins de longue durée. Dans l’industrie de l’enseignement, bien que de nombreux enseignants soient disponibles pour travailler, il y a des postes vacants d’enseignants en immersion française et en mathématiques au secondaire. Les éducateurs de la petite enfance sont également recherchés en raison du nouveau programme de prématernelle de la province. Le caractère saisonnier du travail et la proximité des centres urbains représentent un problème dans d’autres métiers, notamment les chefs cuisiniers, le personnel de cuisine et d’autres travailleurs saisonniers, en particulier dans les régions rurales de la province et pendant la haute saison touristique. De même, il est difficile de trouver des travailleurs dans l’industrie de la pêche dans les régions rurales. Les pénuries de main-d’oeuvre à court terme sont plus susceptibles de toucher certains de ces postes, en particulier dans les régions rurales. Néanmoins, le resserrement des marchés du travail du Canada pourrait accroître les contraintes qui pèsent sur le marché du travail, en particulier dans un contexte de vieillissement de la population et d’accroissement de l’urbanisation.

Remarque :

Les auteurs ont pris un soin particulier à rédiger ce document en fondant leurs recherches sur des informations sur le marché du travail qui étaient exactes et pertinentes au moment de la publication. Le marché du travail étant en évolution constante, les données fournies peuvent avoir changé depuis la publication de ce document. Nous encourageons les lecteurs à consulter d’autres sources pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l’économie et le marché du travail locaux. Les renseignements présentés dans ce document ne reflètent pas nécessairement les politiques officielles d’Emploi et Développement social Canada.

Preparé par : Direction de l’analyse du marché du travail, Service Canada, Région de l'Atlantique
Pour plus amples informations, veuillez communiquer avec l’équipe de l’IMT à : l'équipe d'IMT.

 

Pieds de page

Pied de page 1

Banque mondiale, ensemble de données du logiciel World Integrated Trade Solution / base de données Comtrade des Nations Unies. Sur Internet : https://wits.worldbank.org/ (consulté le 1er avril 2019).

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Pied de page 2

Fonds monétaire international, Perspectives de l’économie mondiale, janvier 2019. Sur Internet :

https://www.imf.org/fr/Publications/WEO/Issues/2019/01/11/weo-update-january-2019

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Pied de page 3

Industrie Canada, Données sur le commerce en direct. Sur Internet :

http://www.ic.gc.ca/eic/site/tdo-dcd.nsf/fra/accueil (consulté le 1er avril 2019).

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Pied de page 4

https://www.federalreserve.gov/newsevents/pressreleases/monetary20190320a.htm (en anglais seulement).

https://www.banqueducanada.ca/2019/03/fad-communique-2019-03-06

https://www.ecb.europa.eu/pub/economic-bulletin/html/eb201902~a070c3a338.en.html (en anglais seulement).

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Pied de page 5

Fonds monétaire international, Perspectives de l’économie mondiale, avril 2019. Sur Internet :

https://www.imf.org/fr/Publications/WEO/Issues/2019/03/28/world-economic-outlook-april-2019

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Pied de page 6

Réserve fédérale américaine, Livre beige, mars 2019.

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Pied de page 7

Banque du Canada, Rapport sur la politique monétaire - Janvier 2019. Sur Internet :

https://www.banqueducanada.ca/2019/01/rpm-2019-01-09

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Pied de page 8

Banque du Canada, Rapport sur la politique monétaire - Janvier 2019. Sur Internet :

https://www.banqueducanada.ca/2019/01/rpm-2019-01-09

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Pied de page 9

Banque du Canada, Enquête sur les perspectives des entreprises - Printemps 2019. Sur Internet :

https://www.banqueducanada.ca/2019/04/enquete-sur-les-perspectives-des-entreprises-printemps-2019

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Pied de page 10

Les estimations du PIB de 2018 pour les provinces et les territoires ne seront pas connues avant plus tard en 2019.

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Pied de page 11

Statistique Canada, Tableau 17-10-0009-01 Estimations de la population, trimestrielles.

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Pied de page 12

Statistique Canada, Tableau 17-10-0008-01 Estimations des composantes de l’accroissement démographique, données annuelles.

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Pied de page 13

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Réfugiés syriens - Mises à jour mensuelles d’IRCC. Consulté le 1er avril 2019,

https://ouvert.canada.ca/data/fr/dataset/01c85d28-2a81-4295-9c06-4af792a7c209.

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Pied de page 14

https://globalnews.ca/news/2579981/ottawa-increases-nova-scotias-immigration-nominee-cap-by-300/ (en anglais seulement).

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Pied de page 15

https://www.canada.ca/fr/promotion-economique-canada-atlantique/nouvelles/2019/03/changement-au-programme-pilote-dimmigration-au-canada-atlantique.html.

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Pied de page 16

Statistique Canada, Tableau 34-10-0035-01 Dépenses en immobilisation et réparations, actifs corporels non résidentiels, par industrie selon la géographie (x 1 000 000).

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Pied de page 17

https://www.novascotia.ca/finance/en/home/taxation/tax101/personalincometax/basicpersonalamount.aspx (en anglais seulement).

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Pied de page 18

Statistique Canada, Tableau 20-10-0008-01 Ventes de commerce au détail par province et territoire (x 1 000).

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Pied de page 19

Climate Change Nova Scotia. Nova Scotia’s Cap-and-Trade Program, consulté le 1er avril 2019,

https://climatechange.novascotia.ca/nova-scotias-cap-trade-program (en anglais seulement).

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Pied de page 20

Tourisme Nouvelle-Écosse. Visitor Statistics, consulté le 1er avril 2019,

https://tourismns.ca/research/visitor-statistics (en anglais seulement).

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Pied de page 21

Conseil économique des provinces de l’Atlantique. Atlantic Canada Economic Outlook 2019: Maritime Growth Moderates, Newfoundland & Labrador Rebounds (en anglais seulement).

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Pied de page 22

Banque de développement du Canada, Pénurie de main-d’oeuvre : un problème tenace. Sur Internet :

https://www.ledevoir.com/documents/pdf/2019-01-15-penurie-main-doeuvre.pdf (consulté le 1er avril 2019).

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Pied de page 23

Statistique Canada, Tableau 14-10-0325-01 : Postes vacants, employés salariés, taux de postes vacants et moyenne du salaire offert selon les provinces et territoires, données trimestrielles non désaisonnalisées.

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Pied de page 24

ConstruForce Canada, Regard prospectif - Construction et maintenance, 2019. Sur Internet :

https://www.buildforce.ca/fr/catalog/labour-market-information/construction-forecast-reports (consulté le 1er avril 2019).

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Pied de page 25

Statistique Canada, Tableau 14-10-0223-01 : Emploi et rémunération hebdomadaire moyenne (incluant le temps supplémentaire) pour l’ensemble des salariés selon la province et le territoire, données mensuelles, désaisonnalisées.

Statistique Canada, Tableau 18-10-0005-01 : Indice des prix à la consommation, moyenne annuelle, non désaisonnalisé.

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Pied de page 26

Banque du Canada, Les dessous du marché canadien du travail. Sur Internet :

https://www.banqueducanada.ca/2019/01/dessous-marche-canadien-travail (consulté le 1er avril 2019).

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Pied de page 27

Statistique Canada, Tableau 14-10-0327-01 Caractéristiques de la population active selon le sexe et le groupe d’âge détaillé, données annuelles

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Pied de page 28

Statistique Canada, Tableau 14-10-0325-01 Postes vacants, employés salariés, taux de postes vacants et moyenne du salaire offert selon les provinces et les territoires, données trimestrielles non désaisonnalisées.

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Pied de page 29

Statistique Canada, Tableau 14-10-0223-01 Emploi et rémunération hebdomadaire moyenne (incluant le temps supplémentaire) pour l’ensemble des salariés selon la province et le territoire, données mensuelles, désaisonnalisées.

Statistique Canada, Tableau 18-10-0005-01 Indice des prix à la consommation, moyenne annuelle, non désaisonnalisées.

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Pied de page 30

Statistique Canada, Tableau 14-10-0023-01 Caractéristiques de la population active selon l’industrie, données annuelles (x 1 000).

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Pied de page 31

Bureau du directeur parlementaire du budget. Rapport sur la viabilité financière de 2018, 2018.

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Pied de page 32

Statistique Canada, Tableau 14-10-0327-01 Caractéristiques de la population active selon le sexe et le groupe d’âge détaillé, données annuelles.

Conseil économique des provinces de l’Atlantique, Atlantic Canada’s Shrinking Labour Force, Report Card, 2019 (en anglais seulement).

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Pied de page 33

Tableau 17-10-0139-01, Estimations de la population, 1er juillet, selon la division de recensement, limites de 2016.

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Pied de page 34

Gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Budget 2019, consulté le 1er avril 2019,

https://beta.novascotia.ca/documents/budget-documents-2019-2020 (en anglais seulement).

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Pied de page 35

Bureau du directeur parlementaire du budget. Rapport sur la viabilité financière de 2018, 2018, consulté le 1er avril 2019,

https://www.pbo-dpb.gc.ca/web/default/files/Documents/Reports/2018/FSR%20Sept%202018/FSR_September_2018_FR.pdf

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Pied de page 36

Données sur le commerce en direct d’Industrie Canada, consultées le 22-03-2019.

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Pied de page 37

Banque de développement du Canada. Pénurie de main-d’oeuvre : un problème tenace, consulté le 1er avril 2019,

https://www.bdc.ca/fr/documents/analyses_recherche/penurie-main-doeuvre.pdf

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Pied de page 38

Conseil de l’information sur le marché du travail. Perspectives de l’IMT No. 3, consulté le 1er avril 2019,

https://lmic-cimt.ca/wp-content/uploads/2019/02/Perspectives-de-lIMT-no-3-V2.pdf

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Pied de page 39

Statistique Canada, Tableau 14-10-0328-01 Postes vacants, proportion des postes vacants et moyenne du salaire horaire offert selon certaines caractéristiques, données trimestrielles non désaisonnalisées.

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