Analyse de l'environnement - Nouvelle-Écosse : 2022

 

Données démographiques

En 2021,

992 000

personnes vivaient en Nouvelle-Écosse, une augmentation de 1,0 % par rapport à 2020. La Nouvelle-Écosse représente 2,6 % de la population totale du Canada.

  • La proportion de personnes âgées de 65 ans et plus devrait passer de 21,8 % en 2021 à 28,0 % en 2031.
  • En 2021, les personnes âgées de 55 ans et plus représentaient 43,3 % de la population en âge de travailler. D’ici 2031, cette proportion pourrait atteindre 46,7 %.


L’âge moyen de la population non autochtone de la Nouvelle-Écosse est de 43,5 ans par rapport à 35,1 ans pour la population autochtone.



  • La proportion de jeunes (15 à 24 ans) devrait rester relativement stable, passant de son niveau actuel de 11,3 % en 2021 à 11,1 % en 2031.   
  • Les taux de chômage des jeunes se sont améliorés en 2021, mais sont restés légèrement supérieurs à leurs niveaux d’avant la pandémie. L’emploi des jeunes continue d’être affecté par la pandémie et ses répercussions sur les industries à forte présence de jeunes, comme les services d’hébergement et de restauration et le commerce de détail.


  • Il y a 28 600 Autochtones dans la population active, dont 25 500 occupent un emploi. Le taux de chômage est nettement plus élevé chez les Autochtones que chez la population générale.
  • Dans le recensement de 2016, 96 % des Néo-Écossais ont indiqué l’anglais comme leur première langue, tandis que 3,1 % ont indiqué l’autre langue officielle de la province, le français. Seulement 0,3 % ont indiqué une première langue qui n’était ni l’anglais ni le français.
  • En 2020-2021, 3 536 nouveaux arrivants ont immigré en Nouvelle-Écosse ainsi que 10 537 étudiants internationaux. La taille de la population active des nouveaux arrivants en Nouvelle-Écosse était de 15 300 en 2021, et 14 100 nouveaux arrivants occupaient un emploi. Le taux d’activité sur le marché du travail (83,2 %) et le taux d’emploi (76,6 %) des immigrants récents sont nettement plus élevés que les taux pour l’ensemble de la population (60,7 % et 55,4 %, respectivement).
  • Selon l’Enquête canadienne sur l’incapacité de 2017, 89 410 personnes handicapées âgées de 15 à 64 ans faisaient partie de la population active de la Nouvelle-Écosse. Les personnes handicapées de la Nouvelle-Écosse étaient plus susceptibles de participer au marché du travail qu’à l’échelle nationale (58,2 % contre 55,5 %, taux d’activité normalisé selon l’âge). Plus du tiers des participants à l’enquête souffrant d’un problème de santé ou d’une invalidité de longue durée ont déclaré avoir perdu leur emploi de manière temporaire ou permanente, ou avoir vu leurs heures de travail réduites pendant la pandémie.

Conditions du marché du travail

En 2021…

l’emploi a fortement rebondi (+5,4 %) le chômage a considérablement baissé (-10,7 %) le taux d’activité a légèrement augmenté. (59,9 % à 61,6 %) le taux d’emploi a modérément augmenté (de 54,0 % à 56,4 %)

 

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Taux de chômage de la Nouvelle-Écosse
Taux de chômage (%)
2000 9,1
2001 9,7
2002 9,6
2003 9,1
2004 8,8
2005 8,4
2006 7,9
2007 8,1
2008 7,8
2009 9,3
2010 9,6
2011 9,1
2012 9,2
2013 9,1
2014 8,9
2015 8,7
2016 8,4
2017 8,6
2018 7,7
2019 7,4
2020 9,8
2021 8,4

Source: Statistique Canada Enquête sur la population active

  • La Nouvelle-Écosse a récupéré tous les emplois perdus en 2020 à la suite de la pandémie, bien que la reprise ait été inégale, en particulier pour les entreprises à fort contact. L’emploi a fortement rebondi, augmentant de 5,4 % en 2021, et une hausse de 1,6 % est attendue pour 2022.
  • Le vieillissement de la population ainsi que les pénuries de main-d’œuvre et de compétences pèseront sur la croissance de l’emploi au cours des prochaines années. La croissance de l’emploi devrait se modérer à 0,6 % en 2023.
  • Le taux de chômage de la Nouvelle-Écosse a fortement diminué, passant de 9,8 % à 8,4 % en 2021, alors que les restrictions de santé publique pour répondre à la pandémie de COVID-19 ont été assouplies et que l’activité économique a repris. Le taux de chômage de la Nouvelle-Écosse devrait encore baisser en 2022 pour s’établir à 7,5 %.Footnote 1

Conditions économiques régionales

Facteurs économiques de la Nouvelle-Écosse en 2021

pandémie de COVID-19 forte croissance démographique dépenses d'immobilisation élevées

 

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Nouvelle-Écosse taux de croissance du PIB 
Taux de croissance du PIB
2018 1,9 %
2019 3,0 %
2020 -2,5 %

 

En révisant l'année 2021…

  • L’économie de la Nouvelle-Écosse s’est stabilisée en 2021, après une baisse de 2,5 % l’année précédente. La reprise devrait mener à une croissance de 4,8 % du PIB réel pour 2021, ralentissant à 1,9 % en 2022, et aidée par la levée des restrictions de santé publique et de voyage.
  • La croissance démographique record en 2021 a contribué à stimuler l’activité économique. Au début 2022, la population a dépassé le million d’habitants en raison de niveaux record d’immigration. Le travail à distance, un nombre de cas inférieur et des logements relativement abordables ont ajouté à l’attrait des provinces pendant la pandémie. Parallèlement, le succès du Programme pilote d’immigration au Canada atlantique a amélioré l’immigration internationale. Le programme, maintenant permanent, entraînera l’arrivée de 6 000 nouveaux immigrants par année dans la province.
  • Pendant ce temps, l’activité de production majeure a continué de soutenir la croissance, y compris l’activité liée à la construction navale ainsi que les dépenses en immobilisations record liées au projet de réaménagement des soins de santé de 1 milliard de dollars, aux nouvelles écoles et aux routes.
  • Des soutiens exceptionnels liés à la pandémie ont augmenté les revenus des Néo-Écossais pendant la pandémie. À mesure que ces soutiens ont été progressivement retirés et que l’activité économique s’est améliorée, les ménages ont accéléré le rythme de leurs dépenses en 2021, puisant alors dans leurs économies.

Risques pour l’économie de la Nouvelles-Écosse en 2022

  • Bien que les futures éclosions de COVID-19 demeurent un risque évident pour la province et ses principaux partenaires commerciaux, les Néo-Écossais ont affiché des taux élevés de vaccination, et les nouveaux variants ne devraient pas déclencher une prolongation des restrictions.
  • L’incertitude entourant la hausse rapide de l’inflation et les goulots d’étranglement au niveau de l’offre demeurent l’un des principaux risques pesant sur les perspectives. La Nouvelle-Écosse avait le deuxième taux d’inflation le plus élevé au Canada en 2021. Le conflit en Ukraine a accru ces risques, ajoutant de la pression pour des hausses de taux d’intérêt. Ces hausses de taux pourraient nuire aux emprunteurs, aux investisseurs et aux consommateurs, surtout si les attentes concernant l’inflation deviennent incertaines.
  • De plus, les pressions sur la capacité liées aux défis de la main-d’œuvre et de la chaîne d’approvisionnement pourraient avoir une incidence sur la planification des grands projets. Le nombre d’entreprises au Canada signalant ces pressions est à un niveau record, certaines entreprises retardant des commandes ou refusant des travaux. L’association de la construction a estimé qu’elle aura besoin de 8 000 à 9 000 nouveaux gens de métier au cours des 5 prochaines années. De nouvelles initiatives provinciales pour attirer des travailleurs qualifiés devraient aider.

Enjeux provinciaux

  • Le vieillissement rapide de la population de la Nouvelle-Écosse pourrait limiter sa croissance et nuire à sa situation financière. Pendant la pandémie, la Nouvelle-Écosse a connu de fortes augmentations démographiques; cependant, ces tendances devraient être de courte durée. Plus d’un cinquième de la population a plus de 65 ans. D’ici la fin de la prochaine décennie, les estimations actuelles suggèrent que ce chiffre passera à près d’un tiers.
  • Les pénuries de main-d’œuvre et de compétences existantes ont été accentuées pendant la pandémie, ce qui a limité le potentiel économique.   Les tendances à plus long terme telles que le vieillissement de la population, l’évolution des préférences professionnelles et le perfectionnement lié aux progrès technologiques exerçaient déjà des contraintes sur les marchés du travail. Pendant la pandémie, les absences en raison de maladie et de responsabilités de garde d’enfants, les restrictions aux frontières, ainsi que les craintes de contracter le virus ont ajouté à ces pressions et précipité le départ de certains travailleurs. Près des trois quarts des entreprises de l’Atlantique ont relevé des défis en matière de recrutement et de maintien en poste au cours de la dernière année. Les emplois dans la construction, les soins de santé et certaines industries saisonnières étaient les plus demandés.
  • La pandémie de COVID-19 a eu des répercussions inégales, en particulier pour les personnes travaillant dans des industries durement touchées et des professions à bas salaires, particulièrement les femmes, les jeunes et les personnes ayant de jeunes enfants. Cependant, certains dénouements sont encore inconnus : par exemple, des effets à plus long terme pour les entreprises et les particuliers durement touchés, ainsi que des impacts pour les populations vulnérables, comprenant les personnes âgées à faible revenu, les Canadiens racialisés, les personnes handicapées et les sans-abri ou ceux dont les besoins en logement ne sont pas satisfaits. La hausse rapide des prix et des taux d’intérêt aura également des répercussions inégales, aggravant potentiellement les difficultés pour certains.

Tendances de l'industrie

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Nouvelle-Écosse, variation de l'emploi (000)
Industrie (SCIAN) Variation de l'emploi (000)
Services professionnels 5,4
Transport et entreposage 5,4
Soins de santé et assistance sociale 3,0
Commerce de gros et de détail 2,9
Construction 2,3
Services d'enseignement 1,2
Services publics 1,0
Services aux entreprises 0,9
Finances 0,8
Fabrication 0,8
Agriculture 0,8
Administrations publiques 0,6
Autres services (sauf les administrations publiques 0,5
Foresterie 0,2
Services d'hébergement et de restauration -0,6
Information, culture et loisirs -1,3

 

  • En Nouvelle-Écosse, des gains d’emploi ont été observés dans toutes les industries sauf deux en 2021, à mesure que la reprise après la pandémie de COVID-19 progressait.
  • Les gains d’emploi les plus importants ont eu lieu dans l’industrie des services professionnels, scientifiques et techniques, qui était plus adaptée au passage au travail à domicile, tandis que les gains d’emploi dans l’industrie du transport et de l’entreposage ont été favorisées par une augmentation des ventes en ligne et l’ouverture d’un entrepôt d’Amazon à Darmouth.
  • Le secteur des services d’hébergement et de restauration a perdu 600 emplois supplémentaires en 2021, tandis que les emplois dans les industries de l’information, de la culture et des loisirs ont chuté, les restrictions de santé publique et de voyage ayant entravé la croissance de l’emploi.

Conditions économiques régionales

  • Toutes les régions économiques de la Nouvelle-Écosse ont enregistré de fortes hausses de l’emploi en 2021, à l’exception de la région économique de Cape Breton, qui a connu une légère baisse.

  • La région économique d’Halifax a bénéficié d’une forte croissance démographique et des activités de construction. L’emploi a augmenté de 11 900 en 2021, bien au-dessus des sommets d’avant la pandémie.

  • Alors que l’emploi a également augmenté dans les régions d’Annapolis Valley, du Sud et de la Côte nord de la Nouvelle-Écosse, seule la région du Sud a vu le nombre d’emplois dépasser les niveaux d’avant la pandémie.

 

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Nouvelle-Écosse, variation de l'emploi (000)
  Variation de l'emploi (000)
Nouvelle-Écosse 23,8
Halifax 11,9
Côte-nord 5,2
Annapolis Valley 4,3
Sud 2,7
Cape Breton -0,4

 

 

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Conference Board du Canada, mars 2022.

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Remarque

Les auteurs ont pris un soin particulier à rédiger ce document en fondant leurs recherches sur des informations sur le marché du travail qui étaient exactes et pertinentes au moment de la publication. Le marché du travail étant en évolution constante, les données fournies peuvent avoir changé depuis la publication de ce document. Nous encourageons les lecteurs à consulter d'autres sources pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'économie et le marché du travail locaux. Les renseignements présentés dans ce document ne reflètent pas nécessairement les politiques officielles d’Emploi et Développement social Canada.

Preparé par : Direction de l’analyse du marché du travail, Service Canada, région de l’Atlantique
Pour de plus amples informations, veuillez contacter l'équipe de l'IMT.
Pour de l'information sur l'Enquête sur la population active, visitez le site Web de Statistique Canada.

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